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Development Finance at a Crossroads: What the G7 Must Do Before Évian

| Policy Brief | 14 min de lecture
By Eric Gabin Kilama

*Based on the report "Au-delà du consensus : vulnérabilités et angles morts du nouvel agenda du financement du développement"*

Policy Brief for the IMF-World Bank Spring Meetings, April 13-18 2026

Eric Kilama Based on the report “Au-delà du consensus : vulnérabilités et angles morts du nouvel agenda du financement du développement”


En bref

L’aide publique au développement des pays du CAD a diminué de 7,1 % en termes réels en 2024. Les projections de l’OCDE pour 2025 anticipent une contraction de 9 à 17 %, la plus sévère depuis les coupes des années 1990. Ce déclin intervient dans un contexte de réarmement européen (ReArm Europe, 800 milliards d’euros), de pression fiscale liée au conflit iranien, et de fragmentation institutionnelle révélée par le gel de l’USAID. Ce n’est pas un ajustement. C’est un changement de régime. Le présent policy brief identifié les angles morts prioritaires du consensus et propose deux recommandations phares que l’Union européenne et la présidence française du G7 peuvent porter dès les Spring Meetings, avant le sommet d’Évian de juin 2026.


Le diagnostic : un système en contraction et en crise de confiance

Les Spring Meetings d’avril 2026 s’ouvrent dans un contexte inéditement défavorable pour l’agenda du financement du développement. L’APD nette des pays du CAD s’est établie à 212,1 milliards de dollars en 2024, soit 0,33 % du RNB combiné, en baisse de 7,1 % en termes réels par rapport à 2023. Le webinaire de données de l’OCDE du 9 avril — quatre jours avant l’ouverture des Spring Meetings — confirmera les chiffres 2025, qui pourraient marquer le recul le plus important en trois décennies. Le Royaume-Uni concentré les réductions les plus massives en valeur absolue. Les États-Unis maintiennent leur APD en apparence, mais le gel de l’USAID au premier trimestre 2025 a suspendu de facto plusieurs milliards de dollars de programmes dans plus de cent pays.

Ce déclin n’est pas conjoncturel. Plusieurs facteurs structurels le distinguent des épisodes précédents de contraction.

D’abord, la concurrence budgétaire avec le réarmement. Le programme ReArm Europe fixe un objectif de 800 milliards d’euros de dépenses supplémentaires de défense à l’horizon 2030. Ce montant n’est pas directement financé par des coupes dans l’APD — il est principalement adossé à de la dette souveraine. Mais l’espace fiscal requis crée une contrainte indirecte sur toutes les dépenses publiques, y compris l’aide au développement. Le conflit iranien ajoute une couche de pression : dépenses de défense, subventions énergétiques, et hausse des prix de l’énergie qui affecte simultanément les budgets des donateurs et les économies importatrices du Sud. L’arbitrage explicite défense-développement, inauguré par le Royaume-Uni, est désormais un précédent que d’autres donateurs pourraient suivre. Le signal envoyé est limpide : quand il faut choisir, le développement perd.

Ensuite, la fragmentation institutionnelle du système d’aide. Le gel de l’USAID a révélé qu’un système dépendant pour un quart de ses flux d’un seul donateur hégémonique peut être paralysé par une décision unilatérale. Cette fragilité est indépendante de la trajectoire budgétaire américaine. Les pays du Sud Global en tirent une conclusion durable : la diversification vers les alternatives chinoises, arabes et indiennes n’est pas un choix idéologique mais une gestion de risque rationnelle. La Chine, avec un surplus commercial de 1 200 milliards de dollars partiellement recyclé via la BRI, offre une alternative qui n’est pas meilleure en termes de soutenabilité mais qui est perçue comme plus prévisible. Dreher et al. (2018, 2021) ont documenté les logiques d’allocation de l’aide chinoise, montrant que l’ODA chinoise répond à des considérations de politique étrangère et les financements moins concessionnels à des intérêts commerciaux — un profil que les auteurs jugent « pas fondamentalement différent » de celui des donateurs occidentaux. La distinction principale porte sur la prévisibilité des décaissements, que les bénéficiaires valorisent davantage que la concessionnalité.1 La prévisibilité, dans un système d’aide, vaut autant que la générosité.

Enfin, l’érosion du consensus normatif autour de l’objectif de 0,7 % du RNB. L’engagement, réaffirmé formellement dans chaque communiqué du G7 depuis 1970, n’est atteint que par quatre pays de façon régulière. Son non-respect chronique, conjugué à l’inflation statistique de l’APD (inclusion des coûts d’accueil des réfugiés, prêts DFI, double-comptage climatique), a transformé cet objectif en fiction comptable. La contraction actuelle s’effectue depuis un niveau déjà inférieur aux engagements, ce qui révèle une révision implicite à la baisse des ambitions collectives. Le 0,7 % est devenu un rituel rhétorique, pas un objectif de politique publique.


Angles morts prioritaires

Le rapport « Au-delà du consensus » identifié huit angles morts dans l’agenda post-Bridgetown. Les suivants sont particulièrement actionnables dans le cadre des Spring Meetings et du cycle G7 2026.

La cannibalisation statistique de l’APD

La montée des prêts DFI, des garanties non appelées et du double-comptage climatique dans les statistiques APD masque une contraction réelle des transferts nets vers les pays les moins avancés. Le grant élément moyen de l’APD continue de décliner au profit des prêts concessionnels et des garanties comptabilisées en équivalent-don. Un pays du G7 peut afficher une performance APD stable tout en ayant réduit ses dons effectifs aux PMA de 15 à 20 % en termes réels. Les chiffres agrégés rassurent ; la décomposition par instrument et par groupe de revenu des bénéficiaires révèle une réalité différente. La contraction de 7,1 % en 2024 est elle-même un sous-estimateur : elle inclut des instruments qui ne constituent pas des transferts de ressources vers les pays en développement. Dreher et al. (2017, 2025) ont montré que l’efficacité de l’aide dépend de sa composition, de son ciblage et de sa fragmentation entre donateurs — un constat qui rend la cannibalisation statistique doublement problématique, puisqu’elle obscurcit précisément les indicateurs de qualité.2

L’implication pour les Spring Meetings est directe. Le débat sur les volumes d’APD qui se tiendra dans les couloirs du Comité du développement le 17 avril reposera sur des chiffres agrégés qui dissimulent la réalité de l’allocation. Sans un indicateur de transfert net par groupe de revenu des bénéficiaires — distinguant PMA, pays à revenu intermédiaire bas, et revenus intermédiaires supérieurs — toute discussion sur les volumes est un exercice de fiction comptable.

L’hémorragie des flux financiers illicites

L’Afrique perd environ 89 milliards de dollars par an en flux financiers illicites selon les estimations de la CNUCED (2020) — un chiffre dont la méthodologie est débattue mais dont l’ordre de grandeur, environ trois fois l’APD annuelle vers le continent, est cohérent avec les travaux de Ndikumana et Boyce. La fuite des capitaux cumulée de 30 pays africains dépasse 2 000 milliards de dollars. L’Afrique est un créancier net du monde : la richesse privée africaine détenue offshore dépasse le stock de dette extérieure du continent. Zucman (2025) a quantifié l’ampleur de la richesse offshore mondiale sur la période 2001-2023, confirmant que le phénomène s’est accéléré et que les économies en développement en sont disproportionnément victimes.3 Le consensus G7 traite l’Afrique comme un continent pauvre qui a besoin de capitaux extérieurs. La réalité est que l’Afrique est un continent drainé qui a besoin de retenir ses propres capitaux. Les deux diagnostics appellent des politiques diamétralement opposées.

Cet angle mort est le plus consensuel parmi les experts. Les centres financiers offshore sous juridiction G7 — City de Londres, Luxembourg, îles Caïmans, territoires d’outre-mer britanniques — sont des composantes structurelles du drainage. Les réformer — registres de bénéficiaires effectifs, échange automatique d’informations, soutien à la Convention-cadre ONU sur la fiscalité — n’est pas une concession aux pays en développement mais une condition de cohérence de la politique de développement du G7 lui-même. Difficile de plaider pour l’aide quand on abrite les circuits qui la rendent nécessaire. Le processus ONU sur la convention fiscale avance sans le soutien de la majorité des pays du G7, créant un précédent de multilatéralisme à deux vitesses que les Spring Meetings peuvent contribuer à corriger.

L’absence de vision productive

Le consensus parle de financer le développement sans se demander ce que le financement doit produire. La part du manufacturier dans le PIB de l’Afrique subsaharienne est passée d’environ 15 % dans les années 1980 à environ 10 % aujourd’hui — une désindustrialisation prématurée documentée par Rodrik (2016). Rodrik et al. (2025) montrent, à partir de données d’entreprises en Tanzanie et en Éthiopie, que le « puzzle manufacturier africain » résulte de contraintes structurelles (adoption de techniques capital-intensives par les grandes firmes, faible croissance de la productivité dans les petites) autant que d’échecs de politique, ce qui ferme la voie historique de transformation structurelle.4 La blended finance et les investissements DFI se concentrent massivement dans les secteurs non-manufacturiers : infrastructure lourde, services financiers, télécommunications, énergie extractive. Le manufacturier — le secteur qui crée les rendements croissants, les emplois formels et les chaînes de valeur — est systématiquement sous-financé.

L’AfCFTA crée un marché continental de 3 400 milliards de dollars et 1,4 milliard de consommateurs. Son succès dépend du financement d’infrastructures commerciales, de chaînes de valeur régionales et de capacités industrielles que les instruments actuels ne fournissent pas. Fontagne a montré que les gains potentiels de l’AfCFTA dépendent en outre du verdissement de ces chaînes de valeur — une dimension supplémentaire que le financement actuel ignore entièrement.5 L’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050, dont 1,2 milliard de jeunes qui auront besoin d’emplois formels. Un financement du développement qui ne soutient pas l’industrialisation africaine ne traite pas la cause structurelle de la pression migratoire vers l’Europe — il la finance involontairement. Pour l’Union européenne, cette question n’est pas un sujet de politique de développement : c’est un sujet de politique intérieure.


Deux propositions phares

Proposition 1 : un G7 Transparency Pact lancé aux Spring Meetings

La France, en tant que présidente du G7, peut présenter aux Spring Meetings un Transparency Pact dont l’architecture est la suivante. Chaque pays du G7 s’engage à un reporting exhaustif et désagrégé de tous ses flux de financement du développement — APD, Other Official Flows, prêts et prises de participation DFI, garanties appelées et non appelées, contributions aux fonds climatiques — avec une décomposition par instrument, pays bénéficiaire, groupe de revenu, secteur et conditionnalités. Un standard unique de reporting, aligné sur IATI mais avec vérification indépendante et publication trimestrielle, remplace l’auto-certification actuelle. Un Development Finance Scoreboard annuel compare la performance de chaque pays G7 sur les indicateurs qui comptent : ratio APD/RNB effectif, grant élément moyen, part des PMA, écart entre annonces et décaissements, part de l’investissement productif dans les allocations, et score genre.

La faisabilité politique de cette proposition est élevée. Le coût budgétaire est nul. La pression de pairs qu’elle crée est immédiate. La France, dont la performance APD est au-dessus de la médiane G7 (autour de 0,5 % du RNB), n’a rien à perdre à la transparence. Le moment politique est idéal : la publication des données APD 2025 le 9 avril créera une onde de choc médiatique que la France peut canaliser en proposant un instrument qui rend les coupes silencieuses impossibles et les engagements mesurables. La Commission européenne et l’OCDE/CAD sont les interlocuteurs naturels pour l’opérationnalisation.

Proposition 2 : une PMA First Facility inscrite au cycle IDA-21

La seconde proposition est un mécanisme de ring-fencing dans les nouvelles allocations de capital des BMD : au minimum 30 % de toute nouvelle capacité concessionnelle est allouée aux PMA et aux États fragiles, avec des conditions structurantes. Un filtre productif (30 % de l’enveloppe ring-fencée pour l’investissement dans la transformation structurelle — manufacturier, agro-industrie, chaînes de valeur AfCFTA). Une enveloppe fléchée genre (15 % pour des programmes ciblant les femmes — crédit agricole, entrepreneuriat féminin, formation professionnelle). Un co-pilotage avec les institutions africaines (BAD, Afreximbank, Commission de l’Union Africaine), qui garantit que les priorités d’allocation sont ancrées dans l’Agenda 2063 et les stratégies nationales de développement, pas dans les paradigmes des actionnaires du Nord.

La faisabilité est moyenne. Les actionnaires des BMD résisteront à toute contrainte d’allocation. Mais l’argument de réponse est solide : les États fragiles ont besoin des guichets concessionnels (IDA, FAD), pas des guichets commerciaux — le ring-fencing ne concerne que la capacité concessionnelle. Gill a documenté les enjeux de la dette africaine et identifié trois remèdes, dont le recentrage de l’architecture concessionnelle sur les pays les plus vulnérables.6 L’absence d’allocation aux PMA crée des risques de stabilité à long terme (migrations, conflits, pandémies) qui impactent les économies G7. Et le co-pilotage avec les institutions africaines transforme la proposition en demande portée par les bénéficiaires, pas en directive imposée par les donateurs. Les Spring Meetings constituent le cadre naturel pour lancer cette discussion, en amont des négociations IDA-21 qui s’ouvriront au second semestre 2026. La France, en tant qu’actionnaire significatif des BMD, peut inscrire cette proposition à l’ordre du jour du Comité du développement.


La position française au G7 d’Évian

La France se trouve dans une position singulière. En tant que présidente du G7, elle porte la responsabilité de l’agenda de développement au moment où ses propres arbitrages défense-développement sont les plus tendus. La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros. L’AFD est confrontée à un modèle économique sous pression : la remontée des taux d’intérêt augmente le coût de son refinancement obligataire, tandis que la demande de dons pour les PMA entre en concurrence avec la logique de prêts concessionnels qui dominé son portefeuille.

Mais cette tension est aussi un levier de crédibilité. Un pays qui porte un agenda de réforme du financement du développement tout en assumant une hausse de ses dépenses de défense envoie un signal différent de celui d’un pays qui réduit son APD pour financer sa défense. La France peut articuler une position qui refuse le faux dilemme défense-développement : les deux postes répondent à des menaces de nature différente qui s’alimentent mutuellement — la contraction de l’aide dans les pays fragiles alimente les flux migratoires et l’instabilité que les budgets de défense prétendent gérer. Ce n’est pas de la rhétorique. C’est de la comptabilité stratégique.

Le troisième pilier de la position française à Évian doit être le Nairobi Partnership Framework — un cadre de partenariat co-conçu avec l’Union Africaine, avec obligations symétriques mesurables, lancé en pilote avec quelques Country Compacts. L’originalité de cette proposition est de traiter les institutions africaines comme des co-architectes, pas comme des récipiendaires. Le MEAE devrait initier, avant fin avril, un contact exploratoire avec la Commission de l’UA sur le format des pilotes, afin que le sommet d’Évian annonce des compacts co-conçus et non unilatéralement définis.


Feuille de route

DateActionActeur
9 avrilPublication données APD 2025 (webinaire OCDE) — moment politiqueOCDE/CAD
13-18 avrilSpring Meetings — présentation du Transparency Pact comme initiative française concrèteFrance, Commission européenne
17 avrilComité du développement — inscription de la PMA First Facility à l’agenda IDA-21France, actionnaires BMD
Avril-maiContact exploratoire MEAE/Commission UA sur les pilotes Nairobi Partnership FrameworkMEAE, AFD, Commission UA
MaiÉvaluation technique DG Trésor du Transparency Pact (périmètres, fréquence, vérification)DG Trésor
MaiRéflexion AFD sur le rééquilibrage prêts/dons pour les PMAAFD
Juin 2026Sommet d’Évian — adoption Transparency Pact, lancement pilotes NPF, engagement PMA First/IDA-21Présidence française G7
S2 2026Ouverture négociations IDA-21 — intégration du ring-fencing PMA FirstBMD, G7 DAC

Recommandations par institution

Commission européenne. Porter le Transparency Pact comme initiative européenne dans le cadre du Global Gateway, en l’articulant avec les engagements de transparence du Consensus européen sur le développement. L’UE dispose d’un avantage comparatif : contrairement aux États-Unis, elle n’a pas gelé ses décaissements. Ce moment est une opportunité de différenciation. Il serait inexcusable de ne pas la saisir.

OCDE/CAD. Moderniser la méthodologie de comptabilisation de l’APD pour introduire un indicateur de transfert net par groupe de revenu, qui rende visible la contraction réelle des dons aux PMA sous les chiffres agrégés. Le webinaire du 9 avril est le moment pour annoncer cette intention.

AFD. Engager une réflexion interne sur le rééquilibrage du portefeuille entre prêts concessionnels et dons pour les PMA et États fragiles, afin de documenter la cohérence entre le plaidoyer français en faveur de la PMA First Facility et les pratiques de son propre opérateur. Sans cet alignement, le plaidoyer français sera perçu comme un exercice de communication. Renforcer le co-pilotage avec la BAD et Afreximbank sur les chaînes de valeur AfCFTA.

Ministres du développement du G7. Adopter le Transparency Pact avec Scoreboard annuel en langage contraignant dans le communiqué d’Évian. Inscrire la PMA First Facility dans le cadre des négociations IDA-21. Lancer des Country Compacts pilotes du Nairobi Partnership Framework, co-conçus avec l’Union Africaine. Soutenir activement le processus ONU sur la Convention-cadre de coopération fiscale.




  1. Dreher et al., « Aid, China, and Growth: Évidence from a New Global Development Finance Dataset », American Economic Journal: Economic Policy, 2021 ; Dreher et al., « Banking on Beijing », 2022. Pour un traitement plus large des flux chinois en Afrique, voir Dreher et al., « Apples and Dragon Fruits: The Determinants of Aid and Other Forms of State Financing from China to Africa », International Studies Quarterly, 2018. ↩︎

  2. Dreher et al., « When Aid Misses Target », 2025 ; Dreher et al., « Aid Fragmentation and Effectiveness », 2017. ↩︎

  3. Zucman, « Global Offshore Wealth 2001-2023 », 2025. ↩︎

  4. Rodrik, « Premature Deindustrialization », Journal of Economic Growth, 2016 ; Diao, Ellis, McMillan et Rodrik, « Africa’s Manufacturing Puzzle: Évidence from Tanzanian and Ethiopian Firms », World Bank Economic Review, 39(2), 2025. Voir aussi Rodrik, « A New Growth Strategy for Developing Nations », World Development, 2025. ↩︎

  5. Fontagne, « Greening the AfCFTA », 2024. ↩︎

  6. Gill, « Africa’s Debt: Three Concerns, Three Remedies », Federal Reserve Bank of St. Louis Review ; Gill, « Development Finance in a Changing World », NBER Working Paper 27641, 2020. ↩︎

À propos de l'auteur
Eric Gabin Kilama est macroéconomiste-stratège, spécialiste de la transmission des chocs géopolitiques à l'économie. Docteur en économie (CERDI), son expérience au Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du Quai d'Orsay a forgé sa conviction que la géopolitique est redevenue une variable structurelle de l'économie mondiale. Chercheur associé à la FERDI.
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