Policy · Note analytique

L'Afrique dans le triangle d'Évian : le continent perdant de la présidence française du G7

| Note analytique | 15 min de lecture
By Eric Gabin Kilama

Le sommet du G7 d'Évian (15-17 juin 2026) se prépare dans un contexte de compétition budgétaire sans précédent entre trois agendas majeurs de l'Occident : la reconstruction de l'Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans selon la RDNA3 de la Banque mondiale), le réarmement européen (800 milliards d'euros à l'horizon 2030 dans le cadre de ReArm Europe/Readiness 2030), et les partenariats de...

Le sommet du G7 d’Évian (15-17 juin 2026) se prépare dans un contexte de compétition budgétaire sans précédent entre trois agendas majeurs de l’Occident : la reconstruction de l’Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans selon la RDNA3 de la Banque mondiale), le réarmement européen (800 milliards d’euros à l’horizon 2030 dans le cadre de ReArm Europe/Readiness 2030), et les partenariats de développement avec l’Afrique1. Cette compétition, que l’on peut qualifier de « triangle d’Évian », n’oppose pas trois priorités abstraites. Elle se traduit dans les budgets nationaux des sept membres par des arbitrages concrets dont l’Afrique sort perdante.

L’aide publique au développement (APD) des pays du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a reculé de manière significative en 2024. Pour la première fois en près de trente ans, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis ont simultanément réduit leur APD2. Les projections pour 2025 anticipent une contraction supplémentaire de 9 à 17 %, portée par onze pays donateurs qui représentent à eux seuls les trois quarts de l’aide totale3. Les pays d’Afrique subsaharienne pourraient faire face à un déclin de 16 à 28 % de l’APD bilatérale nette, ce qui constituerait le recul le plus sévère en trois décennies4.

L’érosion structurelle de l’APD vers l’Afrique

Ce recul n’est pas conjoncturel. Il reflète un changement de régime dans l’allocation des ressources publiques des pays riches. Depuis 2022, la remontée des budgets de défense absorbe les marges budgétaires qui auraient pu soutenir le développement. L’Allemagne est passée de 0,83 % à 0,72 % du revenu national brut (RNB) consacré à l’APD entre 2022 et 2024, le ministère fédéral de la Coopération (BMZ) perdant 1,7 milliard d’euros sur deux exercices5. Le Royaume-Uni a réduit son APD de 0,7 % à 0,5 % du RNB depuis 2021, soit une contraction de 4,4 milliards de livres en trois ans6. Les États-Unis, sous l’administration Trump, ont engagé la dissolution partielle de l’USAID début 2025, signal politique dont les conséquences budgétaires commencent à peine à se matérialiser7.

Trois mécanismes structurent cette marginalisation. Le premier est la cannibalisation statistique : la montée des prêts des institutions de financement du développement, des garanties non appelées et du double-comptage climatique masque une contraction réelle des transferts nets vers les pays les moins avancés (PMA). Un pays du G7 peut afficher une performance APD stable tout en ayant réduit ses dons effectifs aux plus fragiles8.

Le deuxième est l’absorption ukrainienne. Depuis 2022, entre 12 et 15 % de l’enveloppe du CAD a été réallouée vers l’Ukraine. Cette réallocation n’a pas été compensée par des ressources additionnelles : l’Ukraine a absorbé les budgets de l’APD, les budgets n’ont pas augmenté pour absorber l’Ukraine9.

Le troisième est l’effet d’éviction du réarmement. La clause dérogatoire activée par dix-sept États membres de l’Union européenne pour les dépenses de défense démontre que les règles budgétaires sont contournables quand la volonté politique existe. Aucune clause équivalente n’a été négociée pour les contributions aux institutions financières internationales dédiées au développement10. Le signal politique est limpide : la sécurité justifie l’exception ; le développement ne le justifie pas.

Le Summit Africa Forward : test de crédibilité ou exercice de communication ?

Le sommet Africa Forward (Nairobi, 11-12 mai 2026), co-présidé par la France et le Kenya, constitue le premier test de crédibilité de la présidence française avant Évian. Le programme s’articule autour de deux journées : « Inspirer et Connecter » (forum économique, entrepreneuriat des jeunes, industries créatives) et financement du développement, emploi et sécurité11. Plus de 2 500 dirigeants d’entreprises de 55 pays africains sont attendus. L’initiative Nova Garage réunira 15 entrepreneurs de moins de 35 ans sélectionnés à l’échelle continentale12. L’Allemagne et l’Inde ont été invitées, signalant une volonté de dépasser le cadre bilatéral franco-africain traditionnel.

Mais le test de Nairobi est un test de livrables, pas de promesses. Les promesses non tenues s’accumulent : l’objectif de 100 milliards de dollars de financement climatique promis à Copenhague en 2009 n’a été atteint qu’en 2022, avec deux ans de retard ; le Build Back Better World (B3W) annoncé au G7 de Carbis Bay en 2021 n’a atteint que 30 à 40 % de ses engagements13. La tolérance du continent africain pour une nouvelle annonce sans exécution est proche de zéro. Trois résultats concrets détermineraient la crédibilité du sommet : un mécanisme de garantie pour les émissions obligataires africaines, un calendrier contraignant de rechanneling des droits de tirage spéciaux (DTS), et un engagement de transparence totale sur les flux APD réels via un Development Finance Scoreboard publié annuellement.

Les alternatives : IDA-21, BAD et compétition BRICS

Le triangle d’Évian ne se joue pas en vase clos. En décembre 2024, la reconstitution record de l’IDA-21 a mobilisé 100 milliards de dollars, soit 23,7 milliards de contributions directes de 59 pays, démultipliés par effet de levier14. Dix-sept donateurs ont augmenté leurs contributions de plus de 25 % en monnaie nationale. L’IDA-21, couvrant la période juillet 2025 - juin 2028, doit fournir un accès à l’électricité pour 300 millions de personnes en Afrique, améliorer les services de santé pour 1,5 milliard de personnes et renforcer les filets de sécurité pour 500 millions de personnes exposées aux chocs récurrents15.

L’arrivée de Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) en septembre 2025 modifie la donne institutionnelle. Son initiative de Nouvelle architecture financière africaine (NAFA) vise à mobiliser le capital domestique et régional, à exploiter les fonds de pension et les fonds souverains africains16. La reconstitution record de l’ADF-17 à 11 milliards de dollars, conclue à Londres en décembre 2025, a été rendue possible par une innovation sans précédent : 23 pays africains ont contribué directement au fonds, à hauteur de 182,7 millions de dollars17. Ce geste, modeste en volume, est considérable en signification politique.

La Chine a restructuré son offre après les crises de la Belt and Road Initiative. Les prêts massifs de la période 2013-2019 ont laissé place à un modèle plus sélectif : investissements directs dans les minéraux critiques, l’infrastructure numérique et les ports. Le total des prêts chinois à l’Afrique a diminué de 28 milliards de dollars en 2016 à 4,6 milliards en 2022, mais cette contraction masque un repositionnement vers des instruments à plus forte valeur ajoutée géopolitique18. Les pays africains exploitent cette compétition avec une agentivité croissante. La création du Borrowers’ Forum lors de la conférence FfD4 de Séville (juillet 2025) offre aux 61 pays consacrant plus de 10 % de leurs recettes au service de leur dette un espace de coordination et de conseil juridique, rompant avec l’asymétrie structurelle d’un système où les règles sont définies par les créanciers19.

Le conditionnement énergétique : Ormuz et l’Afrique

La crise du détroit d’Ormuz, déclenchée par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026 et la fermeture partielle du détroit, conditionne l’ensemble du triangle20. Un baril de Brent durablement au-dessus de 85 dollars produit trois effets simultanés sur l’Afrique. Le renchérissement des importations énergétiques frappe directement les pays d’Afrique de l’Est qui consacrent 12 à 18 % de leurs recettes d’exportation à l’énergie importée. La conjonction de la crise d’Ormuz et des perturbations en mer Rouge crée un double choc logistique qui renchérit les importations de biens manufacturés et d’intrants agricoles21. Enfin, la gestion de la crise iranienne absorbe la bande passante diplomatique des capitales du G7, réduisant l’espace disponible pour les dossiers africains.

Ce que la France peut offrir : choose and deliver

La France occupe une position singulière dans le triangle. Elle est le seul pays du G7 simultanément engagé sur les trois fronts : contributeur à la reconstruction de l’Ukraine, membre de l’OTAN en phase de remontée capacitaire (budget de défense porté à environ 57,2 milliards d’euros en 2026), et premier contributeur bilatéral en Afrique francophone22. Placée en procédure de déficit excessif depuis juin 2024, avec un déficit de 5,8 % du PIB en 2024 et une dette souveraine dégradée à Aa3 par Moody’s, Paris ne dispose pas de marges nouvelles23. La croissance des dépenses nettes est plafonnée à 1,2 % en 2026.

Cette contrainte impose une logique de choose and deliver plutôt que de promesses universelles. La France doit concentrer ses ressources limitées sur trois zones où elle dispose d’un avantage comparatif. Au Sahel, le retrait militaire depuis 2022-2023 rend urgente la reconstruction d’une crédibilité par le partenariat économique : les juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont expulsé les missions européennes et se sont tournées vers la Russie, mais les besoins en investissement productif demeurent et aucun partenaire alternatif ne les comble. Dans le Golfe de Guinée, les découvertes gazières au Sénégal (Greater Tortue Ahmeyim) et en Côte d’Ivoire créent des opportunités de transformation locale que la France peut accompagner par des instruments de l’Agence française de développement (AFD) adaptés aux économies émergentes. Dans les Grands Lacs, la crise du Soudan – 150 000 morts, 13 millions de déplacés, famine confirmée à Al Fasher et Kadugli – exige une initiative humanitaire substantielle que la France peut porter à Évian.

Le retrait américain du multilatéralisme sous l’administration Trump – dissolution partielle de l’USAID, remise en cause des contributions aux organisations internationales – crée paradoxalement un espace pour un leadership français renforcé. La France est le seul membre du G7 à combiner une tradition de coopération bilatérale dense avec l’Afrique francophone, un réseau diplomatique continental de premier plan (44 ambassades en Afrique subsaharienne), et une capacité de mobilisation des institutions financières internationales francophones. Ce positionnement n’a de valeur que s’il se traduit par des engagements concrets et vérifiables à Nairobi puis à Évian.

Le partenariat avec la nouvelle BAD est un levier stratégique. Sidi Ould Tah, francophone et ancien président de la BADEA, crée un pont entre les financements arabes et les besoins africains. La signature d’un accord de 2 milliards de dollars entre la BAD et le Fonds de l’OPEP pour le développement international témoigne d’une dynamique que Paris pourrait amplifier en facilitant les partenariats tripartites France-Golfe-Afrique24.

Dynamiques par pays : des trajectoires de négociation divergentes

Les pays africains ne subissent pas passivement le triangle d’Évian. Plusieurs d’entre eux exploitent activement la compétition entre partenaires pour renégocier les termes de leurs relations extérieures.

Le Kenya, pays hôte du Summit Africa Forward, se trouve dans une position de négociation inédite. Nairobi cumule des partenariats actifs avec les États-Unis (accord-cadre de sécurité signé en 2024), la Chine (extension du Standard Gauge Railway dans le corridor Mombasa-Nairobi), les Émirats arabes unis (expansion de DP World à Mombasa), et la France (énergie géothermique, mobilité urbaine). Le président Ruto a explicitement conditionné la crédibilité du partenariat occidental à des engagements concrets en matière de restructuration des créances Eurobond, de financement de l’adaptation dans la Corne de l’Afrique, et d’accès au marché européen pour les produits transformés kenyans. Un résultat concret à Nairobi – par exemple un mécanisme de garantie pour les émissions obligataires kenyanes sur les marchés internationaux – constituerait une preuve de concept que le modèle de partenariat français peut dépasser le périmètre francophone traditionnel.

Le Sénégal traverse une phase de transformation économique accélérée avec le démarrage de la production gazière de Greater Tortue Ahmeyim. Cette ressource modifie radicalement les termes de négociation avec l’ensemble des partenaires : Dakar peut désormais conditionner ses accords de coopération à des engagements de transformation locale et de transfert technologique, plutôt que de se contenter de flux d’aide. La relation franco-sénégalaise, historiquement dense mais fragilisée par les tensions politiques de la période pré-électorale de 2024, doit se réinventer autour de cette nouvelle donne énergétique. La France dispose d’un avantage technique dans le secteur gazier (TotalEnergies est partenaire du consortium GTA) mais doit démontrer que ce partenariat bénéficie également à l’industrialisation locale et à la création d’emplois.

L’Afrique du Sud joue un rôle pivot entre le G7 et les BRICS. Membre du G20, hôte du sommet BRICS 2023, Pretoria utilise sa position géostratégique pour obtenir des concessions des deux blocs. La politique sud-africaine à l’égard de la guerre en Ukraine – refus de condamner la Russie, visites de Lavrov à Pretoria – complique les relations avec le G7, mais ne les rompt pas. L’Afrique du Sud reste un interlocuteur incontournable pour toute architecture de partenariat crédible avec le continent, en raison de son poids économique, de son système financier développé, et de son influence au sein de l’Union africaine.

Le Nigeria, première économie africaine, diversifie rapidement ses partenariats au-delà des acteurs traditionnels. Abuja négocie simultanément avec les fonds souverains émiratis (Mubadala, ADQ), les investisseurs indiens dans le corridor technologique, et les institutions européennes. La réforme du taux de changé du naira en 2023 et la suppression partielle des subventions aux carburants signalent une volonté de transformation économique que les partenaires du G7 pourraient soutenir – à condition de dépasser la logique d’APD classique pour proposer des instruments financiers adaptés à une économie émergente de 477 milliards de dollars de PIB.

Enjeux pour la France

La France est confrontée à un paradoxe structurel : elle préside le G7 au moment où sa propre APD est menacée de contraction. L’APD française, à 0,55 % du RNB en 2024, est loin de l’objectif de 0,7 % affiché dans la loi de programmation du développement de 2021. Les contributions aux reconstitutions de l’IDA et au Fonds vert pour le climat absorbent une part croissante de l’enveloppe, réduisant les marges de manoeuvre pour les programmes bilatéraux en Afrique francophone. La séquence Nairobi-Évian est un test de cohérence : la France ne peut pas coprésident un sommet sur le partenariat Afrique-France tout en réduisant ses engagements financiers vis-à-vis du continent. Ce qui n’est pas livré en mai ne sera pas cru en juin.

Recommandations

Quatre leviers sont à la portée de la présidence française. Premier levier : faire de Nairobi un livreur de preuves. La France doit arriver au Summit Africa Forward avec un mécanisme de garantie pour les émissions obligataires africaines opérationnel dès le second semestre 2026 et un calendrier contraignant de rechanneling des DTS vers les banques multilatérales de développement.

Deuxième levier : protéger l’APD par un ring-fencing minimal. Exclure au minimum les contributions à l’IDA du calcul du déficit structurel, sur le modèle de la clause dérogatoire accordée pour la défense. L’alternative – une contraction de l’APD qui accélère le repositionnement chinois et émirati – a un coût géopolitique supérieur25.

Troisième levier : proposer à Évian le scénario de « cohérence assumée ». Les passerelles entre agendas existent : le déminage en Ukraine peut être comptabilisé comme APD humanitaire ; les minerais critiques africains servent simultanément le réarmement européen et le développement local si les accords incluent des clauses de transformation locale.

Quatrième levier : porter une initiative Soudan au G7. La guerre civile soudanaise, qui a fait 150 000 morts et plus de 13 millions de déplacés, constitue la pire crise humanitaire au monde26. Le Programme alimentaire mondial a besoin de 700 millions de dollars pour ses opérations de janvier à juin 2026. Un engagement G7 substantiel sur le Soudan donnerait à la présidence française une crédibilité concrète sur le volet développement, à un coût budgétaire modeste rapporté aux enveloppes de défense.


Limites de l’analyse

Cette analyse repose sur l’hypothèse que l’espace budgétaire existe dans les pays du G7 et que le problème est un problème de volonté politique plutôt que d’arithmétique. Si les taux souverains européens devaient remonter durablement au-dessus de la croissance nominale, le triangle deviendrait un problème de rareté réelle27. Par ailleurs, la compétition entre donateurs bénéficie aux pays à revenu intermédiaire capables de naviguer entre partenaires, mais les PMA et les États fragiles – Soudan, Somalie, Niger – n’intéressent ni la Chine ni les fonds souverains du Golfe. Pour ces pays, la marginalisation de l’APD du G7 se traduit par un vide plutôt que par une substitution.



  1. Commission européenne, « ReArm Europe/Readiness 2030 White Paper », mars 2025 ; Banque mondiale, Rapid Damage and Needs Assessment (RDNA3), février 2024. ↩︎

  2. OCDE/CAD, « ODA Levels in 2024 – Preliminary Data », avril 2025. ↩︎

  3. OCDE/CAD, « Cuts in Official Development Assistance », juin 2025. ↩︎

  4. OCDE/CAD, projections communiquées lors du Comité du CAD du 11 mars 2026. ↩︎

  5. BMZ, rapports budgétaires 2022-2024 ; OCDE/CAD, données préliminaires 2024. ↩︎

  6. UK Parliament, « ODA Spending: An Update for 2024 », House of Commons Library, 2024. ↩︎

  7. Devex, « USAID Partial Dissolution: What We Know », février 2025. ↩︎

  8. OCDE/CAD, « Development Co-operation Report 2024 », chapitre sur la comptabilité de l’APD. ↩︎

  9. OCDE/CAD, données préliminaires 2024 ; Kharas, H. et Rogerson, A., « Horizon 2025: Creative Destruction in the Aid Industry », ODI, 2012. ↩︎

  10. Conseil de l’UE, règlement SAFE, mai 2025 ; clause dérogatoire budgétaire pour la défense, 2025. ↩︎

  11. Élysée, « Africa Forward: Africa-France Partnerships for Innovation and Growth Summit », 17 mars 2026. ↩︎

  12. Citizen Digital, « Kenya to Host Innovation Platform for African Startups at Africa Forward Summit », mars 2026. ↩︎

  13. OCDE, « Climate Finance Provided and Mobilised by Developed Countries in 2020-2022 », mai 2024 ; Center for Global Development, « B3W Two Years On », 2023. ↩︎

  14. Banque mondiale, « World Bank Group Announces Record $100 Billion IDA Replenishment », décembre 2024. ↩︎

  15. Banque mondiale, « A Record Funding Round Replenishes the Best Deal in Global Development », décembre 2024. ↩︎

  16. Ecofin Agency, « New AfDB President Outlines Financing and Reform Agenda in Abidjan », février 2026. ↩︎

  17. BAD, « African Development Fund Mobilises a Historic $11 Billion », décembre 2025. ↩︎

  18. CARI (China-Africa Research Initiative), Johns Hopkins SAIS, données 2022. ↩︎

  19. CNUCED/DESA, « Realizing a Borrowers’ Forum », FfD4 press briefing, juillet 2025 ; Devex, « The Key Takeaways from Four Days in Sevilla », juillet 2025. ↩︎

  20. Wikipedia, « 2026 Strait of Hormuz Crisis » ; Euronews, « Passage Denied: Hormuz Shutdown Keeps Oil Prices on an Upward Trajectory », mars 2026. ↩︎

  21. La finance pour tous, « Guerre en Iran : quel impact sur les prix de l’énergie et l’économie mondiale ? », mars 2026. ↩︎

  22. Loi de programmation militaire 2024-2030 ; OCDE/CAD, données préliminaires 2024. ↩︎

  23. Moody’s, dégradation de la note souveraine française à Aa3 ; Conseil de l’UE, recommandation PDE France, janvier 2025. ↩︎

  24. BAD, « African Development Bank Group Mobilises Global Private Capital to Close Africa’s Financing Gap », 2026. ↩︎

  25. Songwe, V. et Stern, N., Finance for Climate Action, LSE Grantham Institute, 2022. ↩︎

  26. ONU Info, « Soudan : la plus grande crise humanitaire au monde », avril 2025 ; WFP, « Famine in Sudan », 2026. ↩︎

  27. Blanchard, O., Leandro, A. et Zettelmeyer, J., « Redesigning EU Fiscal Rules from an Évidence-Based Perspective », Revue d’économie politique, 2021. ↩︎

À propos de l'auteur
Eric Gabin Kilama est macroéconomiste-stratège, spécialiste de la transmission des chocs géopolitiques à l'économie. Docteur en économie (CERDI), son expérience au Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du Quai d'Orsay a forgé sa conviction que la géopolitique est redevenue une variable structurelle de l'économie mondiale. Chercheur associé à la FERDI.
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