Résumé exécutif
L’assassinat du général Sadio Camara, ministre malien de la Défense et architecte du partenariat avec la Russie, le 25 avril 2026, expose la défaillance sécuritaire de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’offensive coordonnée du JNIM et du FLA a frappé simultanément sur plus de mille kilomètres, de Kidal à Kati, démontrant une capacité de projection que les services de renseignement maliens n’ont pas anticipée.
Le bilan de l’Africa Corps est accablant : près d’un milliard de dollars dépensé par le Mali depuis 2021, une baisse de 33 % de l’activité opérationnelle russe, un retrait humiliant de Kidal. Le Burkina Faso compte 2,1 millions de déplacés internes. Plus de 450 attaques ont été enregistrées en Afrique de l’Ouest en 2025, causant près de 1 900 morts.
Le JNIM s’étend désormais vers le golfe de Guinée (Côte d’Ivoire, Bénin, Togo), menaçant les États côtiers. La CEDEAO a annoncé une brigade antiterroriste de 1 650 soldats, mais les besoins sont estimés à 2,5 milliards de dollars par an — un montant hors de portée.
Scénario central : la fenêtre russe se referme au Sahel, non parce que Moscou choisit de partir, mais parce que le rapport coût-efficacité devient indéfendable. Implication pour Évian : le G7 doit soutenir les capacités antiterroristes des États côtiers, documenter publiquement le bilan de l’Africa Corps, et intégrer le Sahel dans l’agenda énergétique et commercial du sommet. L’AES ne protège pas ses citoyens, et le partenaire russe ne protège pas l’AES.
1. L’assassinat du général Sadio Camara, ministre malien de la Défense, le 25 avril 2026 à Kati, constitue un point de rupture dans la trajectoire sécuritaire du Sahel. Camara n’était pas seulement un membre du gouvernement de transition ; il était l’architecte de la réorientation stratégique du Mali vers la Russie, l’homme qui avait négocié le contrat avec le groupe Wagner, le visage de la doctrine de « souveraineté sécuritaire » qui a structuré l’Alliance des États du Sahel (AES) depuis sa création en 20231. Son élimination par une opération coordonnée du JNIM et du Front de libération de l’Azawad (FLA) expose une contradiction que les juntes sahéliennes refusaient de nommer : l’AES est politiquement consolidée mais sécuritairement défaillante. La souveraineté proclamée ne s’est pas traduite en sécurité effective.
L’attaque : une opération de portée stratégique
2. L’attaque du 25 avril n’est pas un attentat isolé. C’est une offensive coordonnée sur plusieurs axes simultanés, d’une ampleur sans précédent depuis le début de la crise sécuritaire malienne en 2012. Un véhicule piégé a explosé devant la résidence de Camara à Kati, la ville-garnison située à quinze kilomètres de Bamako qui abrite le quartier général de l’armée malienne. Camara a été grièvement blessé dans l’explosion et a succombé à ses blessures à l’hôpital. Sa seconde épouse et deux de ses petits-enfants ont également été tués2.
3. Simultanément, le JNIM et le FLA ont lancé des attaques à Bamako, Bourem, Sévaré, Senou et Mopti. Le FLA a pris le contrôle de Kidal et de parties de Gao3. L’échelle géographique de l’offensive est remarquable : du nord profond (Kidal) au centre névralgique du pouvoir (Kati/Bamako), en passant par le centre stratégique (Mopti/Sévaré), les assaillants ont démontré une capacité de projection simultanée sur plus de mille kilomètres. Cette coordination entre le JNIM (al-Qaïda au Sahel) et le FLA (mouvement touareg sécessionniste), deux organisations aux objectifs politiques distincts, signale une convergence tactique que les services de renseignement maliens n’ont manifestement pas anticipée.
4. Le blocus partiel de Bamako qui a suivi confirme que la menace n’est plus cantonnée au « grand nord ». Le JNIM cible depuis plusieurs mois les axes d’approvisionnement de la capitale, en attaquant les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire4. Bamako, ville de plus de quatre millions d’habitants, dépend presque intégralement de ces corridors routiers. L’attaque du 25 avril transforme un harcèlement logistique en menace existentielle pour le fonctionnement de l’État.
L’AES : consolidation politique, défaillance sécuritaire
5. L’Alliance des États du Sahel, formée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, repose sur un narratif de rupture : rupture avec la France, rupture avec la CEDEAO, rupture avec le cadre sécuritaire occidental jugé inefficace et néocolonial. Ce narratif a une base populaire réelle. Les manifestations de soutien aux juntes, le rejet de la présence militaire française, l’enthousiasme pour le partenariat russe ne sont pas des phénomènes fabriqués. Ils traduisent une lassitude profonde face à une décennie d’interventions étrangères qui n’ont pas produit de résultats sécuritaires tangibles.
6. Mais le bilan opérationnel de l’AES contredit le narratif. Le Burkina Faso compte 2,1 millions de personnes déplacées internes, soit près de dix pour cent de sa population5. Le Niger a subi une attaque sans précédent de l’État islamique contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey le 29 janvier 2026, au cours de laquelle plus de trente combattants armés de fusils d’assaut, d’explosifs et de drones ont visé à la fois la partie civile de l’aéroport et la base aérienne 101 attenante6. Le Mali, enfin, vient de perdre son ministre de la Défense dans un attentat au coeur de son dispositif militaire.
7. Les chiffres de la CEDEAO illustrent l’ampleur de la crise : plus de quatre cent cinquante attaques enregistrées en Afrique de l’Ouest en 2025, causant près de mille neuf cents morts, sans compter les déplacements massifs de populations7. L’ACLED documente une intensification des violences dans les trois pays de l’AES malgré – ou à cause de – la présence de forces paramilitaires russes.
8. La contradiction est structurelle. L’AES a remplacé les partenaires occidentaux par un partenaire russe, mais le problème sécuritaire n’est pas un problème de partenaire ; c’est un problème de capacité étatique, de contrôle territorial, de renseignement, de gouvernance locale et de légitimité politique dans les zones périphériques. Changer de fournisseur de sécurité sans traiter ces facteurs fondamentaux, c’est changer l’emballage sans modifier le produit.
Africa Corps : les limites du modèle russe
9. L’assassinat de Camara expose en particulier les limites de l’Africa Corps, le successeur du groupe Wagner placé sous le contrôle du ministère russe de la Défense après la mort de Prigojine en août 2023. Le contrat initial avec Wagner, négocié par Camara lui-même fin 2021, coûtait au Mali environ dix millions de dollars par mois8. L’appareil russe au Mali a coûté près d’un milliard de dollars depuis 2021, pour des résultats que les données permettent désormais d’évaluer9.
10. L’ACLED rapporte que les incidents impliquant des combattants russes au Mali sont passés de 537 en 2024 à 402 en 2025, soit une réduction de plus de trente-trois pour cent, avec seulement vingt-quatre incidents par mois depuis le début de 202610. Ce reflux opérationnel n’est pas le signe d’une stabilisation mais d’un désengagement. Environ deux mille cinq cents personnels russes étaient déployés au Mali début 2026. Le retrait humiliant de Kidal, où des centaines de soldats russes masqués ont évacué la ville en abandonnant des stocks d’armement, des véhicules et un hélicoptère, sous la pression de l’offensive conjointe JNIM-FLA, a constitué le signe le plus visible de cette impuissance11.
11. La bataille de Tinzaouaten, en juillet 2024, avait déjà sonné l’alarme. Les rebelles touaregs du CSP-DPA avaient tendu une embuscade à un convoi des forces armées maliennes escorté par des mercenaires de l’Africa Corps, infligeant les pertes les plus lourdes jamais subies par le groupe Wagner/Africa Corps en Afrique : au moins quarante-six contractuels russes et vingt-quatre soldats maliens tués, selon les décomptes vérifiés12. Cette défaite avait démontré que l’Africa Corps, malgré sa brutalité tactique, est vulnérable face à des combattants connaissant le terrain, exploitant les conditions météorologiques (l’embuscade avait été lancée pendant une tempête de sable) et utilisant des missiles antichars et des drones.
12. Tinzaouaten en juillet 2024, le retrait de Kidal en avril 2026, l’assassinat de Camara : la séquence dessine une courbe descendante pour le modèle sécuritaire russe au Sahel. La fenêtre russe se referme, non parce que Moscou choisit de partir, mais parce que le rapport coût-efficacité de sa présence devient indéfendable pour les juntes sahéliennes elles-mêmes.
L’expansion du JNIM vers le Golfe de Guinée
13. L’attaque de Bamako s’inscrit dans une dynamique géographique plus large : l’expansion du JNIM au-delà du Sahel central vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Le Crisis Group documente cette expansion de manière détaillée : depuis 2019, l’affilié d’al-Qaïda mène des opérations en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo13. La stratégie du JNIM consiste à couper les lignes d’approvisionnement reliant les capitales sahéliennes aux ports côtiers, créant un étau logistique qui fragilise l’État central sans nécessiter la prise de grandes villes.
14. Cette expansion vers le sud est facilitée par plusieurs facteurs. Les frontières poreuses entre le Sahel et les États côtiers ne sont contrôlées ni par les forces des pays sahéliens ni par celles des pays côtiers. Les communautés peules, présentes de la Mauritanie au Nigeria, fournissent un tissu social dans lequel le JNIM peut s’implanter en exploitant les griefs liés à la marginalisation économique et aux conflits fonciers. L’effondrement de la gouvernance dans le nord du Mali et du Burkina Faso a créé des sanctuaires à partir desquels les opérations vers le sud peuvent être planifiées et lancées.
15. Chatham House a analysé les attaques du 25 avril en concluant que « la sécurité ne peut être assurée par les seuls moyens militaires », soulignant la nécessité d’une approche intégrant gouvernance, développement et dialogue avec les communautés locales14. Ce constat, que les observateurs formulent depuis une décennie, prend un relief particulier après l’assassinat de l’homme qui incarnait précisément l’approche exclusivement militaire.
La réponse régionale : la CEDEAO entre ambition et réalité
16. Face à cette dégradation, la CEDEAO a annoncé en février 2026 la création d’une brigade antiterroriste de mille six cent cinquante soldats, déployable d’ici la fin de l’année15. L’organisation a également alloué 2,85 millions de dollars à chacun des cinq États côtiers les plus affectés par le terrorisme : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria et Togo16. Cinq marines ouest-africaines – Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Liberia et Sierra Leone – ont rejoint le Nigeria pour activer une force maritime combinée pour le golfe de Guinée en mai 202617.
17. Ces initiatives traduisent une prise de conscience réelle. Mais leur crédibilité repose sur trois conditions qui ne sont pas réunies. La première est le financement : l’Agence Ecofin estime les besoins annuels de la brigade antiterroriste à 2,5 milliards de dollars, un montant sans commune mesure avec les ressources disponibles de la CEDEAO18. La deuxième est la volonté politique : les États côtiers sont réticents à déployer des troupes dans des conflits sahéliens perçus comme des guerres d’autrui, d’autant que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté la CEDEAO précisément parce qu’ils rejetaient son intervention. La troisième est la coordination avec les trois pays de l’AES, qui considèrent la CEDEAO comme un instrument néocolonial et refusent toute coopération institutionnelle.
18. Le résultat est une architecture de sécurité régionale fracturée. D’un côté, l’AES avec ses partenaires russes en difficulté. De l’autre, la CEDEAO avec une brigade en gestation et un financement insuffisant. Entre les deux, le JNIM et l’État islamique au Sahel, qui exploitent cette fragmentation pour étendre leur emprise territoriale.
Le triangle Sahel-Iran-commerce dans l’agenda du G7
19. L’attaque contre Camara intervient à un moment où le Sahel s’insère dans deux dynamiques géopolitiques plus larges qui concernent directement le G7 d’Évian.
20. La première est la connexion entre la crise sahélienne et la crise iranienne. Les juntes sahéliennes, et le Mali en particulier, dépendent d’importations énergétiques qui transitent par des chaînes d’approvisionnement affectées par la fermeture d’Ormuz. La hausse du prix du pétrole renchérit les coûts de transport, d’électricité et de production agricole dans des économies déjà fragilisées. Le FMI projette une croissance de 3,1 pour cent pour l’Afrique subsaharienne en 2026, mais cette moyenne masque des situations de détresse aiguë dans les pays enclavés du Sahel19. Le triangle Sahel-Iran-commerce est inscrit à l’agenda du G7 précisément parce que ces crises ne sont pas séparables.
21. La seconde dynamique est la tenue du sommet Africa Forward à Nairobi les 11 et 12 mai 2026, coprésidé par Macron et le président kenyan Ruto. Le sommet a réuni près de quatre mille participants, dont une trentaine de chefs d’État, et a abouti à des annonces d’investissement de vingt-trois milliards d’euros20. La cohérence du message français est scrutée : comment réconcilier vingt-trois milliards d’investissements annoncés à Nairobi avec l’absence de stratégie opérationnelle pour le Sahel, où la France n’a plus de présence militaire et où ses anciens alliés sont en difficulté ?
22. Son expérience au CAPS du Quai d’Orsay a forgé la conviction que la France ne peut pas traiter le Sahel comme un dossier fermé. Le retrait de Barkhane et de la force Sabre, la fermeture des ambassades, le départ des coopérants : tout cela a créé un vide dont les juntes portent la responsabilité première, mais dont les conséquences – expansion terroriste vers les pays côtiers alliés, routes migratoires déstabilisées, influence russe croissante – affectent directement les intérêts européens et français.
Quatre orientations pour Évian
23. Premièrement, reconnaître l’échec du modèle « tout sécuritaire ». L’assassinat de Camara est la démonstration par l’absurde que la militarisation sans gouvernance ne produit pas de sécurité. Le communiqué d’Évian peut formuler ce constat sans cibler nominativement l’AES, en affirmant un principe général : la sécurité durable au Sahel requiert une combinaison de capacités militaires, de gouvernance locale, de développement économique et de dialogue avec les communautés.
24. Deuxièmement, soutenir la capacité antiterroriste des États côtiers. Plutôt que de chercher à reconstituer une présence militaire au Sahel, la France et le G7 peuvent concentrer leurs efforts sur les pays côtiers menacés par l’expansion du JNIM. Le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo ont besoin de renseignement, de formation et d’équipement. La brigade antiterroriste de la CEDEAO offre un cadre, à condition que son financement soit à la hauteur de l’enjeu.
25. Troisièmement, documenter le bilan de l’Africa Corps. Les données de l’ACLED, du Crisis Group et de Chatham House permettent d’établir un bilan factuel de la présence paramilitaire russe au Sahel. Un milliard de dollars dépensé par le Mali, une baisse de trente-trois pour cent de l’activité opérationnelle, un retrait humiliant de Kidal, un ministre de la Défense assassiné au coeur de son dispositif : ces faits doivent être rendus publics, non comme exercice de propagande antirusse, mais comme contribution à un débat informé sur les choix sécuritaires des États sahéliens.
26. Quatrièmement, intégrer le Sahel dans l’agenda énergétique et commercial d’Évian. Les pays sahéliens enclavés sont parmi les plus vulnérables au choc pétrolier d’Ormuz. Leur accès à une énergie abordable, à des corridors commerciaux sécurisés et à des financements pour la transition est une condition de stabilité qui dépasse le cadre sécuritaire. Le G7 d’Évian, centré sur les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, doit intégrer la dimension sahélienne non comme un dossier séparé mais comme une composante de l’architecture économique globale.
Conclusion
27. L’assassinat de Sadio Camara n’est pas la fin de l’AES. L’alliance survivra à la disparition de l’un de ses architectes, parce que les facteurs qui l’ont produite – rejet de l’ancien cadre sécuritaire, sentiment national anti-français, séduction du partenariat russe – demeurent. Mais l’événement du 25 avril expose une vérité que le narratif souverainiste ne peut plus masquer : l’AES ne protège pas ses citoyens, et le partenaire russe ne protège pas l’AES.
28. La question pour la France et le G7 n’est pas de savoir comment revenir au Sahel – ce retour n’est ni souhaité par les juntes ni souhaitable dans la configuration actuelle. La question est de savoir comment empêcher que l’effondrement sécuritaire sahélien ne contamine les États côtiers, ne déstabilise les routes commerciales ouest-africaines et ne crée des espaces de projection pour des organisations terroristes dont l’ambition dépasse largement le Sahel. L’attentat de Kati est un signal d’alarme. La réponse n’est pas militaire ; elle est institutionnelle, économique et diplomatique. C’est précisément ce que le G7 d’Évian a la capacité – et la responsabilité – de formuler.
Notes
Al Jazeera, « Mali’s Defence Minister Sadio Camara killed during coordinated attacks », 26 avril 2026 ; The Africa Report, « Death of Mali defence minister Sadio Camara deals a heavy blow to junta », avril 2026. ↩︎
Wikipedia, « Killing of Sadio Camara », données actualisées mai 2026 ; PBS News, « Malian defense minister killed in attack as jihadi and rebel forces seized towns and military bases », 27 avril 2026. ↩︎
Euronews, « Mali’s junta in crisis as rebels seize towns and military bases after killing defence chief », 27 avril 2026 ; Wikipedia, « 2026 Mali offensives », mai 2026. ↩︎
International Crisis Group, « Understanding JNIM’s Expansion Beyond the Sahel », 2026. ↩︎
Commission européenne, « Burkina Faso — European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations », données actualisées 2026 ; OCHA, « Burkina Faso, Mali and Western Niger — Humanitarian Overview », 29 avril 2026. ↩︎
FDD’s Long War Journal, « Islamic State claims assault on airport in Niger’s capital », février 2026 ; International Crisis Group, « Islamic State Assault on Niger Airport Tests Military Rulers », 2026. ↩︎
CEDEAO, données citées par ISS Africa, « How ECOWAS can make its new counter-terrorism force effective », 2026. ↩︎
The Africa Report, « From Wagner to Africa Corps: What the Russian military alliance has really cost Mali », 2026. ↩︎
Ibid. ; RFE/RL, « Russia Hoped Africa Corps Would Replicate Wagner’s Success. It’s Not Going Well », 2026. ↩︎
ACLED, données citées par Africa Defense Forum, « Russia’s Africa Corps PMC ‘Hands-Off’ Approach in Mali Proves Costly », mars 2026. ↩︎
RFE/RL, op. cit. ↩︎
Wikipedia, « Battle of Tinzaouaten (2024) » ; VOA, « Wagner lost veteran fighters in Mali ambush, in setback to Russia’s Africa campaign », 2024. ↩︎
International Crisis Group, « Le JNIM et le dilemme de l’expansion au-delà du Sahel », 2026. ↩︎
Chatham House, « Mali attacks show security cannot be delivered by military means alone », avril 2026. ↩︎
AllAfrica, « West Africa: Sahel — ECOWAS Anti Terrorism Brigade », janvier 2026 ; ISS Africa, « How ECOWAS can make its new counter-terrorism force effective », 2026. ↩︎
ISS Africa, ibid. ↩︎
Africa Defense Forum, « ECOWAS to Establish Regional Counterterror Force », mai 2026. ↩︎
Ecofin Agency, « ECOWAS needs $2.5bn annual budget for anti-terrorism brigade », 2026. ↩︎
FMI, World Economic Outlook, « Global Economy in the Shadow of War », avril 2026, projections Afrique subsaharienne. ↩︎
Al Jazeera, « France’s Macron announces $27bn investment in Africa at Kenya summit », 12 mai 2026 ; Élysée, « Africa Forward Summit », 11-12 mai 2026. ↩︎