Résumé exécutif

Trois mois après l’assassinat du Guide suprême Khamenei (1er mars 2026), l’axe de la résistance n’a pas été détruit : il a muté. La coordination étatique verticale depuis Téhéran cède la place à une mobilisation communautaire chiite décentralisée, transnationale et auto-entretenue. La thèse centrale, formulée par Hamidreza Azizi (SWP Berlin) dans Foreign Affairs, identifie une boucle de rétroaction : chaque frappe militaire renforce le substrat social qui régénère le réseau.

Cinq théâtres confirment cette dynamique : rapprochement opérationnel Hezbollah-Amal au Liban, érosion de la retenue de Sistani en Irak sous la pression des frappes américaines, émeutes spontanées au Pakistan (26-35 morts) et arrestations massives à Bahreïn, montée en puissance du IRGC dans l’Iran post-Khamenei. Le « modèle Rafah » appliqué au sud-Liban (100 000 batiments endommagés, 46 localités sur 54 rasées) fonctionne comme accélérateur de radicalisation.

Trois trajectoires : stabilisation par épuisement (hypothèse de la coalition, historiquement rarement vérifiée), institutionnalisation d’un archipel de mouvements fragmentés sans interlocuteur unique, ou réémergence d’un pôle étatique plus militarisé autour du IRGC.

Implications pour la France et le G7 d’Évian : plaider pour l’inclusion du Liban dans tout cadre de cessez-le-feu, maintenir un canal diplomatique avec Téhéran malgré la domination du IRGC, inscrire la mobilisation communautaire transnationale dans les discussions G7 sur la stabilité régionale. La réponse ne peut être exclusivement militaire.


1. Pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant

1. L’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes le 1er mars 2026 devait, selon la logique de « décapitation » qui a guidé la stratégie de la coalition, porter un coup fatal à l’axe de la résistance1. Trois mois plus tard, les données empiriques contredisent cette hypothèse : l’axe n’est pas mort — il mute. La coordination étatique pilotée depuis Téhéran cède la place à une mobilisation communautaire chiite décentralisée, moins prévisible, moins contrôlable et potentiellement plus durable.

2. Hamidreza Azizi, chercheur invité au German Institute for International and Security Affairs (SWP Berlin), a formulé cette thèse dans Foreign Affairs en avril 2026 : la guerre destinée à affaiblir l’axe de la résistance reconstitue les conditions de sa perpétuation2. L’argument mérite une analyse approfondie, parce qu’il identifie une boucle de rétroaction qui invalide les hypothèses sur lesquelles repose la stratégie militaire en cours. Si Azizi a raison, la communauté stratégique occidentale fait face à un paradoxe fondamental : chaque frappe censée démanteler le réseau renforce le substrat social qui le régénère.

3. L’afflux de cinq articles consacrés à l’Iran dans Foreign Affairs en l’espace d’une semaine d’avril 2026 confirme que la communauté stratégique américaine est en train de réévaluer ses prémisses fondamentales sur la question iranienne3. Cette note analyse les mécanismes de cette mutation et ses implications pour la politique française et européenne.


2. La boucle de rétroaction : du modèle étatique au modèle organique

2.1. L’ancien modèle : coordination verticale depuis Téhéran

4. L’axe de la résistance tel qu’il fonctionnait avant 2024 reposait sur une architecture relativement lisible. L’Iran, via le IRGC et sa force Quds, fournissait financement, armement, formation et coordination stratégique à un réseau de milices et de mouvements politico-militaires : le Hezbollah libanais, les milices irakiennes (Kataib Hezbollah, Asaib Ahl al-Haq, Badr), les Houthis au Yémen, le Hamas et le Jihad islamique palestinien4. La chaîne de commandement n’était pas hiérarchique au sens strict, mais l’influence iranienne structurait les priorités, les lignes rouges et les mécanismes de retenue.

5. Ce modèle avait une caractéristique essentielle pour les stratèges occidentaux : il offrait des points de pression identifiables. Frapper Téhéran, c’était théoriquement affaiblir l’ensemble du réseau. Éliminer le commandant de la force Quds (Qassem Soleimani en 2020), c’était dégrader la capacité de coordination. Sanctionner les flux financiers iraniens, c’était assécher le financement des mandataires. La stratégie de « décapitation » reposait sur cette hypothèse structurelle.

2.2. Le nouveau modèle : mobilisation horizontale et identitaire

6. L’analyse d’Azizi identifie un basculement qualitatif. La mort de Khamenei n’a pas éteint l’axe — elle a supprimé le mécanisme de contrôle qui en modulait l’intensité. Ce qui émerge n’est plus un réseau coordonné par un État, mais un mouvement de solidarité communautaire chiite dont la dynamique est organique, fragmentée et auto-entretenue5.

7. La boucle de rétroaction fonctionne ainsi : les frappes militaires contre des cibles identifiées comme « axe de la résistance » frappent des zones à population chiite majoritaire — banlieue sud de Beyrouth, sud-Liban, villes saintes irakiennes, quartiers chiites de Bahreïn et du Pakistan. Ces frappes alimentent un sentiment de menace existentielle qui active une identité confessionnelle, nourrit le recrutement, provoque de nouvelles frappes — la boucle se referme6.

8. L’analogie la plus éclairante n’est pas militaire mais sociologique. Il s’agit d’un mécanisme de mobilisation identitaire tel que décrit par les travaux sur les conflits ethno-confessionnels : la violence intergroupe renforce l’identification au groupe, qui renforce la mobilisation, qui renforce la violence. Sa nouveauté réside dans son application à l’échelle transnationale, à travers un monde chiite qui transcende les frontières étatiques7.


3. Cartographie par théâtre : cinq dynamiques distinctes

3.1. Liban : le rapprochement Hezbollah-Amal et ses conséquences

9. Le Hezbollah libanais, affaibli par la guerre de 2024 qui a décimé une partie de son commandement et dégradé son arsenal, est entré dans une nouvelle phase de conflit en mars 2026 dans le sillage de la guerre contre l’Iran8. Le fait marquant n’est pas la reprise des hostilités mais le rapprochement opérationnel avec le mouvement Amal — un développement que les analystes n’avaient pas anticipé.

10. Amal, fondé par l’imam Moussa Sadr dans les années 1970 et dirigé depuis 1980 par Nabih Berri, président du Parlement libanais, a historiquement entretenu une relation de rivalité-coopération avec le Hezbollah au sein du « duo chiite ». Lorsque le gouvernement libanais, sous la présidence de Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, a voté en mars 2026 l’interdiction des activités militaires et sécuritaires du Hezbollah et l’expulsion des membres du IRGC du sol libanais, les ministres d’Amal au cabinet ont initialement voté en faveur de cette décision9.

11. Mais la dynamique s’est inversée. Les opérateurs d’Amal ont été tués dans les combats aux côtés du Hezbollah dès les premières semaines du conflit, signalant une implication directe de l’organisation dans les hostilités10. Le « duo chiite » a critiqué les institutions étatiques libanaises pour avoir négocié « depuis une position de faiblesse » alors que les deux mouvements cherchaient à négocier « depuis une position de force »11. Le rapprochement Hezbollah-Amal sous le feu illustre parfaitement la thèse d’Azizi : la menace externe efface les clivages internes et renforce la solidarité confessionnelle.

3.2. Irak : la retenue de Sistani à l’épreuve des frappes

12. En Irak, le grand ayatollah Ali al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite et figure traditionnellement modérée et nationalement orientée, a adopté une position de retenue remarquable. Son intervention publique de mars 2026 — un événement rare — a condamné la guerre américano-israélienne contre l’Iran tout en prônant la diplomatie et en s’abstenant de tout langage de mobilisation religieuse12. L’absence de tout appel au jihad ou à la mobilisation armée constitue un signal délibéré, en contraste avec sa fatwa de 2014 qui avait légitimé la mobilisation contre Daech.

13. Mais la ligne Sistani est sous pression. Les milices chiites irakiennes — Kataib Hezbollah, Asaib Ahl al-Haq et d’autres composantes des Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) — ont rejoint les combats par des attaques de drones contre des cibles américaines et israéliennes dès mars 202613. Les frappes américaines sur le territoire irakien érodent la crédibilité de la position de retenue : chaque frappe renforce l’argument des milices selon lequel la neutralité est impossible quand l’ennemi ne la respecte pas. La question n’est pas de savoir si Sistani maintiendra sa ligne, mais combien de temps sa retenue peut résister à l’accumulation des provocations.

3.3. Pakistan et Bahreïn : les périphéries s’embrasent

14. Les manifestations les plus violentes se sont produites aux marges géographiques du monde chiite. Au Pakistan, les protestations du 1er mars 2026, déclenchées par l’annonce de la mort de Khamenei, ont dégénéré en affrontements meurtriers. À Karachi, des centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut le consulat américain, franchissant le mur d’enceinte extérieur. Les Marines ont ouvert le feu, tuant entre dix et seize manifestants ; au total, les protestations ont fait entre 26 et 35 morts et 120 blessés14.

15. À Bahreïn, où la majorité chiite vit sous un régime sunnite depuis l’indépendance, la mort de Khamenei a provoqué un élan de sympathie que le régime a réprimé par des arrestations massives. Des dizaines de personnes ont été arrêtées pour avoir participé à des manifestations pacifiques de deuil ou simplement exprimé leur solidarité15. Human Rights Watch a documenté ces arrestations systématiques dans un rapport de mars 202616.

16. Ces événements aux marges sont significatifs précisément parce qu’ils ne relèvent pas de la coordination iranienne. Ni Téhéran, ni le IRGC, ni le Hezbollah n’ont orchestré les émeutes de Karachi ou les manifestations de Bahreïn. Ce sont des réactions spontanées, alimentées par l’identification confessionnelle et le sentiment de menace existentielle — exactement le mécanisme organique qu’Azizi décrit.

3.4. Iran post-Khamenei : le IRGC comble le vide

17. La succession du Guide suprême a confirmé les craintes des analystes concernant la montée en puissance du IRGC dans l’appareil étatique iranien. Mojtaba Khamenei a été désigné comme nouveau Guide suprême sous pression des commandants du IRGC, qui ont exercé des « contacts répétés et des pressions psychologiques et politiques » sur les membres de l’Assemblée des experts pour accélérer le processus et court-circuiter la procédure formelle17.

18. Le résultat est un régime qui fonctionne moins comme une hiérarchie organisée autour d’un arbitre suprême que comme une coalition sécuritaire où le IRGC détient le pouvoir de facto. Le commandant Ahmad Vahidi prend désormais des décisions militaires et politiques aux côtés du nouveau Guide suprême. Le président du Parlement et le ministre des Affaires étrangères ne peuvent agir sans l’approbation du IRGC18. Le paradoxe des frappes de décapitation est complet : elles visaient à affaiblir le réseau, elles ont renforcé sa composante la plus militarisée et la moins disposée au compromis.


4. Le « modèle Rafah » au sud-Liban : la destruction des conditions de retour

19. Un développement parallèle aggrave la dynamique de mobilisation communautaire. Le gouvernement israélien a explicitement invoqué le « modèle Rafah et Beit Hanoun » — la destruction systématique des infrastructures civiles expérimentée à Gaza — pour le sud-Liban19. Les données satellitaires compilées par Bellingcat montrent qu’au moins 46 des 54 localités situées à l’intérieur de la « ligne jaune » ont été lourdement endommagées ou entièrement rasées20. Près de 100 000 bâtiments civils sont détruits ou endommagés, dont 27 000 habitations, 182 bâtiments publics, 35 écoles et neuf monuments historiques21.

20. Cette politique de destruction systématique des conditions de retour des populations civiles ne constitue pas seulement un problème humanitaire ou juridique — des experts en droit international qualifient ces actes de « destruction arbitraire » pouvant constituer des crimes de guerre22. Elle constitue un accélérateur de la mobilisation communautaire : chaque village rasé est un argument de recrutement, chaque famille déplacée sans perspective de retour est disponible pour la mobilisation. Le modèle Rafah, conçu comme instrument de dissuasion, fonctionne comme instrument de radicalisation.


5. Implications pour la politique française et européenne

5.1. L’impasse du cessez-le-feu sans inclusion libanaise

21. L’Initiative pour le détroit d’Ormuz du 17 avril 2026, co-pilotée par la France et le Royaume-Uni avec la participation de 51 États non-belligérants, a démontré la capacité de Paris à mobiliser une coalition sans Washington23. Mais cette capacité diplomatique reste fragmentée : la question maritime (Ormuz) est traitée séparément de la question territoriale (Liban), qui est elle-même séparée de la question nucléaire (Iran). Cette fragmentation sert les intérêts de ceux qui veulent éviter une négociation globale.

22. Un cessez-le-feu au Liban est structurellement bancal sans inclusion du Liban dans le cadre de négociation. Tant que le gouvernement libanais est marginalisé — contraint d’interdire les activités du Hezbollah sous pression externe tout en étant incapable de proposer une alternative sécuritaire crédible — le cessez-le-feu restera une pause tactique, pas une solution politique.

5.2. Trois trajectoires

23. Trajectoire 1 : Stabilisation par épuisement. Les frappes continuent, les milices s’épuisent progressivement, la mobilisation communautaire reflue faute de ressources matérielles. C’est l’hypothèse de travail implicite de la coalition. Elle suppose que le facteur matériel (armement, financement) l’emporte sur le facteur idéologique (identité, grief). L’expérience historique des conflits asymétriques — de l’Algérie au Vietnam, de l’Irak post-2003 à l’Afghanistan — suggère que cette hypothèse est rarement vérifiée.

24. Trajectoire 2 : Institutionnalisation de la fragmentation. L’axe de la résistance se transforme en un archipel de mouvements locaux, sans coordination centrale, mais avec une identité commune. Chaque théâtre évolue selon sa propre logique : le Hezbollah au Liban, les milices au sud de l’Irak, les Houthis au Yémen, les mouvements de solidarité au Pakistan et à Bahreïn. Le risque : une multiplication des foyers d’instabilité sans interlocuteur unique pour une négociation globale.

25. Trajectoire 3 : Réémergence d’un pôle étatique. Le IRGC, renforcé par la transition post-Khamenei, reconstitue progressivement la coordination étatique de l’axe, mais sur des bases plus militarisées et moins susceptibles de compromis diplomatique que sous le régime précédent. Le risque : une escalade structurelle, avec un Iran plus opaque, plus militarisé et moins accessible aux canaux diplomatiques traditionnels.

5.3. Ce que la France peut faire

26. La France dispose de trois atouts spécifiques sur ce dossier : une connaissance intime du Liban et des équilibres confessionnels libanais, une crédibilité résiduelle issue de sa participation au JCPOA (accord nucléaire de 2015) et un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Ces atouts plaident pour une initiative diplomatique en trois temps.

27. D’abord, plaider pour l’inclusion du Liban comme partie à part entière dans tout cadre de cessez-le-feu. Un cessez-le-feu imposé au Liban sans le Liban reproduira les erreurs de la résolution 1701 (2006), dont les mécanismes d’application se sont érodés faute d’appropriation locale.

28. Ensuite, maintenir un canal diplomatique avec Téhéran, y compris dans le contexte post-Khamenei. Le IRGC domine le nouveau régime, mais la diplomatie iranienne n’a pas totalement disparu. Le ministre Araghchi, bien que marginalisé, reste un interlocuteur identifié — rompre ce canal, c’est garantir que la trajectoire 3 s’impose.

29. Enfin, à Évian, inscrire la question de la mobilisation communautaire transnationale dans le cadre des discussions G7 sur la stabilité régionale. La réponse à l’axe de la résistance 2.0 ne peut pas être exclusivement militaire. Elle suppose une compréhension des dynamiques sociales que la stratégie de décapitation a déclenchées et un investissement dans les conditions politiques qui pourraient les désamorcer — à commencer par la reconstruction du sud-Liban.


Conclusion

30. L’axe de la résistance n’a pas été détruit par la mort de Khamenei et l’affaiblissement du Hezbollah. Il s’est transformé. La coordination étatique depuis Téhéran a cédé la place à une mobilisation communautaire chiite qui transcende les frontières, échappe aux mécanismes de contrôle et se nourrit précisément des actions militaires censées la combattre. Cette mutation invalide les hypothèses fondamentales de la stratégie de décapitation et pose un défi intellectuel autant que sécuritaire.

31. Pour la France, l’enjeu est de comprendre que la réponse ne peut être symétrique. On ne combat pas une mobilisation identitaire transnationale par des frappes ciblées — on la désamorce par une politique qui s’attaque aux conditions qui la génèrent : l’absence de solution politique au Liban, la destruction systématique des conditions de vie au sud-Liban, l’absence d’interlocuteur crédible à Téhéran et l’incapacité de la communauté internationale à proposer un cadre de sécurité inclusif au Moyen-Orient. Ce sont des problèmes politiques, pas militaires — et ils requièrent des solutions politiques.



  1. Sur les frappes américano-israéliennes et la mort de Khamenei, voir « Khamenei Is Dead: The 2026 Iran War Could Become a Giant Power Vacuum Crisis », American Enterprise Institute, mars 2026 ; CNN, « Who’s running Iran now that the supreme leader is dead? », 1er mars 2026. ↩︎

  2. Hamidreza Azizi, « What the Iran War Means for the Axis of Resistance », Foreign Affairs, avril 2026. Azizi est chercheur invité au SWP (Stiftung Wissenschaft und Politik), Berlin. ↩︎

  3. Cinq articles consacrés à l’Iran publiés dans Foreign Affairs dans la semaine du 14-21 avril 2026, dont Azizi et « What Comes After the Axis of Resistance? ». ↩︎

  4. Sur l’architecture de l’axe de la résistance avant 2024, voir Hamidreza Azizi, The Axis of Resistance: Iran, Israel, and the Struggle for the Middle East, Polity Press, 2025. ↩︎

  5. Azizi, « What the Iran War Means for the Axis of Resistance », op. cit. ↩︎

  6. Ibid. Khamenei a présenté l’hostilité de Trump en termes religieux et explicitement chiites dans ses dernières semaines. ↩︎

  7. Stathis Kalyvas, The Logic of Violence in Civil War, Cambridge University Press, 2006 ; Lars-Erik Cederman, Kristian Skrede Gleditsch et Halvard Buhaug, Inequality, Grievances, and Civil War, Cambridge University Press, 2013. ↩︎

  8. Sur la guerre du Liban 2026, voir Wikipedia, « 2026 Lebanon War » ; TIMEP, « How Did Lebanon Get Pulled Into the War and What’s Happened Since? », 2 mars 2026. ↩︎

  9. Middle East Forum, « The Amal Movement and the New War in Lebanon: Interview », 2026 ; Alma Research and Education Center, « Involvement of the Amal Movement in the Fighting Against Israel Alongside Hezbollah », 2026. ↩︎

  10. Ibid. ↩︎

  11. Jerusalem Post, « Experts: Lebanese Shi’a party Amal competing, coordinating with Hezbollah », 2026. ↩︎

  12. RUSI, « Iraq’s Top Shia Cleric Denounces the War Against Iran, But Implies Moderation », 2026 ; Middle East Eye, « Iraq’s top Shia cleric Sistani calls for restraint and diplomacy », mars 2026. ↩︎

  13. FDD’s Long War Journal, « Iraqi Shiite militias join the war between Israel, the United States, and Iran with drone attacks », mars 2026. ↩︎

  14. Wikipedia, « Pakistan in the 2026 Iran war » ; Wikipedia, « Protests against the 2026 Iran war », données mars 2026. ↩︎

  15. France 24, « Bahrain cracks down on Shia dissent as Iran war tests kingdom », 27 mars 2026. ↩︎

  16. Human Rights Watch, « Bahrain: Sweeping Arrests Amid Conflict », 19 mars 2026. ↩︎

  17. Iran International, « Post-Khamenei Iran: Succession race widens », 2 mars 2026 ; Wikipedia, « 2026 Iranian supreme leader election ». ↩︎

  18. Euronews, « Iran’s Revolutionary Guards tighten grip on power as civilian leadership sidelined », 22 avril 2026 ; Time, « Iran’s Supreme Leader No Longer Reigns Supreme », 21 avril 2026. ↩︎

  19. Seoul Economic Daily, « Israel Orders ‘Rafah Model’ Destruction for Lebanon Campaign », 23 mars 2026 ; Responsible Statecraft, « ‘Burn the lawn’: Israel pursues ‘Rafah model’ in southern Lebanon », 2026. ↩︎

  20. Bellingcat, « Satellite Imagery Shows Ongoing Demolitions Across Southern Lebanon », 14 mai 2026. ↩︎

  21. The National, « Razing southern Lebanon: Inside Israel’s campaign of wanton destruction », 12 mai 2026. Données du Southern Council libanais. ↩︎

  22. CNN, « The Gaza playbook: Satellite images reveal scale of Israeli destruction in Lebanon », 24 avril 2026. ↩︎

  23. Déclaration conjointe Macron-Starmer, Sommet international sur le détroit d’Ormuz, 17 avril 2026, gov.uk↩︎