L’économie du développement a-t-elle échoué ? Le débat que la Banque mondiale a ouvert malgré elle
En mars 2026, la Banque mondiale a publié un rapport intitulé Industrial Policy for Development1. Dans la préface, son économiste en chef a reconnu que les conseils prodigués pendant trois décennies aux pays en développement en matière de politique industrielle avaient, selon ses propres mots, « la valeur pratique d’une disquette ». L’aveu est sans précédent dans l’histoire de l’institution. Il a déclenché un débat qui dépasse largement les murs de Washington et qui touche à une question fondamentale : la discipline économique a-t-elle trahi les pays qu’elle prétendait aider ?
Le diagnostic : trente ans de mauvaises prescriptions
Le débat a pris une tournure virale en mai 2026 lorsque Jesús Fernández-Villaverde, professeur à l’Université de Pennsylvanie et l’un des macroéconomistes les plus influents de sa génération, a publié un constat accablant sur les réseaux sociaux : la profession a « mal alloué son capital intellectuel à une échelle héroïque »2. Son argument est précis. Depuis l’attribution du prix Nobel à Banerjee, Duflo et Kremer en 2019 pour leurs travaux sur les essais contrôlés randomisés, la voie royale vers la reconnaissance académique en économie du développement passe par l’expérimentation micro. Évaluer l’impact d’un programme de déparasitage au Kenya, mesurer l’effet de transferts monétaires conditionnels au Mexique, tester l’efficacité de nudges sur l’épargne des ménages pauvres — ce sont ces travaux qui remplissent les pages des meilleures revues académiques.
Le problème, comme le souligne Lant Pritchett de l’Université d’Oxford, est un problème d’ordre de grandeur. Les taux de pauvreté sont presque parfaitement corrélés au revenu médian national. L’accélération de la croissance indienne après les réformes de 1991 représente un gain de l’ordre de plusieurs milliers de milliards de dollars en valeur actuelle nette. La décélération brésilienne après 1980 a coûté l’équivalent de 7 500 milliards de dollars en revenu perdu. Aucun programme ciblé, aussi bien conçu soit-il, n’opère à cette échelle. Les interventions micro « expliquent moins de 1 pour cent de la variation totale de la pauvreté entre les pays », selon les calculs de Pritchett3. La croissance est ce qui sort les gens de la pauvreté — et la profession a détourné le regard de la croissance.
Ce déséquilibre est quantifiable. Quarante-six pour cent des articles publiés dans les cinq meilleures revues en économie du développement sont désormais des essais contrôlés randomisés4. Ce n’est pas le fruit d’une mode passagère mais la conséquence de décennies d’échecs des designs observationnels macro — les corrélations cross-country qui dominaient la littérature de la croissance dans les années 1990 n’ont pas produit de résultats crédibles. La profession a gagné en rigueur ce qu’elle a perdu en pertinence : on sait mesurer l’impact d’un programme de déparasitage avec une précision statistique remarquable, mais on ne sait plus conseiller un gouvernement qui cherche à transformer sa structure productive.
Angus Deaton, prix Nobel 2015, avait anticipé cette critique dès 2016 en notant que la randomisation ne résout ni la validité externe ni les problèmes pratiques du développement5. Noah Smith, dans un essai remarqué, va plus loin : il recense dix théories concurrentes du développement, chacune défendue par des économistes de premier plan, chacune avec des limites fondamentales. Sa conclusion est brutale : « il n’existe pas de science du développement, et il n’est pas certain qu’il en existera jamais »6.
L’aveu de la Banque mondiale : rhétorique ou réalité ?
Le rapport de mars 2026 mérite une lecture plus attentive que les commentaires qu’il a suscités. La Banque mondiale y affirme désormais que la politique industrielle peut fonctionner, tout en la décourageant dans les faits. Robert Atkinson, président de l’ITIF, a qualifié le rapport de « loup déguisé en mouton »7 : la rhétorique embrasse la politique industrielle, mais le contenu la place en dernière position dans la hiérarchie des recommandations. Le rapport estime que la politique industrielle « ne produit presque aucun effet positif, augmentant le PIB d’au plus 1 pour cent ». Il recommande aux gouvernements de « tâter » l’intervention pendant quelques années, puis de revenir aux « fondamentaux de marché ».
Le paradoxe est saisissant : les pays qui ont suivi les conseils de la Banque mondiale ont globalement stagné, tandis que ceux qui les ont ignorés ont prospéré. Taïwan, Singapour, la Corée du Sud et la Chine ont rejeté l’orthodoxie néoclassique et se sont industrialisés avec succès. Comme le note Atkinson, la Chine a embrassé un développementalisme national fondé sur Friedrich List et Joseph Schumpeter, rejetant Adam Smith et David Ricardo — puis elle préconise l’avantage comparatif ricardien pour les pays du Sud Global tout en maintenant son propre modèle interventionniste. Le cynisme de cette posture n’a échappé à personne.
Jostein Hauge, de l’Université de Cambridge8, apporte une lecture complémentaire : le renversement de la Banque mondiale n’est pas un aveu intellectuel mais un repositionnement géopolitique. Les États-Unis ont adopté le CHIPS Act et l’Inflation Reduction Act. L’Union européenne a lancé le Green Deal Industrial Plan. La politique industrielle n’est plus un tabou parce que les pays riches la pratiquent ouvertement. La Banque mondiale s’adapte au nouvel équilibre des forces, pas à la nouvelle évidence empirique.
La preuve Lane : oui, on peut étudier la politique industrielle rigoureusement
Au milieu de ce débat largement théorique, un article publié dans le Quarterly Journal of Economics en 2025 a changé la donne empirique. Nathan Lane, de la London School of Economics9, a étudié le Heavy and Chemical Industry drive lancé par Park Chung-hee en Corée du Sud en 1973. En utilisant des données d’établissements et une stratégie d’identification différence-en-différences, Lane montre que les industries ciblées par le programme ont vu leur production doubler et leur productivité du travail augmenter de 15 pour cent. Plus remarquable encore, ces effets ont persisté après la fin du programme en 1979, et se sont propagés en aval via le réseau d’intrants-extrants.
C’est la preuve causale la plus rigoureuse dont dispose le camp structuraliste. Elle répond directement à l’argument sceptique de Smith : on PEUT étudier la politique industrielle avec les outils de l’inférence causale moderne. Elle montre aussi que la politique industrielle n’est pas seulement une question de « choisir les gagnants » — le mécanisme coréen repose sur la discipline des perdants (les entreprises qui échouent sont abandonnées, pas protégées) et sur la propagation des externalités technologiques à travers les réseaux de production.
Mais la preuve Lane a une limite que ses partisans sous-estiment. La Corée en 1973 n’est pas un pays en développement typique. Elle faisait face à une menace militaire existentielle de la Corée du Nord, bénéficiait d’une alliance stratégique avec les États-Unis qui garantissait l’accès aux marchés et aux technologies, héritait d’un appareil administratif construit sous l’occupation japonaise, et disposait d’une population éduquée et homogène. Pour chaque Corée, il y a des dizaines d’échecs de politique industrielle que la littérature sous-documente systématiquement : la substitution aux importations en Amérique latine, les plans d’industrialisation africains des années 1960 à 1980, les entreprises publiques déficitaires qui deviennent des lobbys permanents. Le biais du survivant est le talon d’Achille du camp structuraliste.
Le gap que personne ne comble : géopolitique et capacité industrielle
Quatre camps s’affrontent dans ce débat. Les structuralistes (Rodrik, Lane, Chang, Pritchett) plaident pour le retour de l’industrialisation. Les randomistas (Banerjee, Duflo) défendent la rigueur expérimentale appliquée aux interventions micro. Les sceptiques épistémiques (Smith, Deaton) questionnent la possibilité même d’une « science du développement ». Les tenants de l’État entrepreneurial (Mazzucato, Gabor, Stiglitz) veulent que l’État façonne les marchés, pas seulement les corrige.
Ce qui frappe dans ce débat, c’est le silence collectif sur la variable la plus déterminante du moment : la géopolitique. L’objection principale que l’on pourrait adresser au programme de recherche qui émerge — connecter politique industrielle et fragmentation géoéconomique — est celle de la résilience institutionnelle : les pays à forte capacité administrative résistent à tous les chocs, pas spécifiquement via la politique industrielle. La corrélation résiduelle entre politique industrielle et résilience pourrait capturer une « bonne gouvernance × diversification × réseaux diplomatiques » plutôt qu’un effet spécifique de la politique industrielle sous contrainte géopolitique. Cette objection ne peut être écartée théoriquement — seule une stratégie empirique exploitant la variation sectorielle ou les quasi-expériences naturelles permettrait de la départager.
La fragmentation géoéconomique n’est plus une hypothèse académique. Arvind Subramanian et Shoumitro Chatterjee, dans un working paper du Peterson Institute publié en mai 202610, documentent un « étau mercantiliste » chinois sur les pays en développement d’une ampleur historiquement sans précédent. La Chine domine les marchés d’exportation dans les secteurs où les pays pauvres devraient avoir un avantage comparatif, inonde leurs marchés domestiques de produits bon marché, et reste relativement fermée à leurs exportations. Les auteurs estiment que le coût se mesure en centaines de milliards de dollars en exportations perdues et en emplois non créés.
Alicia García-Herrero, de Bruegel11, montre que cette domination est le produit direct d’une politique industrielle stratégique centralisée. La Chine a développé sa green tech d’abord pour répondre à ses propres besoins domestiques, puis l’a exportée grâce à une surcapacité structurelle qui « dépasse significativement la demande mondiale ». Le paradoxe est que cette surcapacité réduit les coûts de la décarbonation mondiale tout en détruisant les industries vertes naissantes dans les autres pays. Pour les pays en développement riches en minéraux critiques — lithium, cobalt, terres rares —, García-Herrero identifie une fenêtre d’opportunité, à condition qu’ils forment des alliances régionales robustes pour agréger leur pouvoir de négociation.
Daniela Gabor, de l’Université de Bristol12, identifie quatre chocs simultanés qui redéfinissent l’espace de politique des pays en développement : la commodification des biens communs, la bulle de l’intelligence artificielle, l’expansion du crédit privé, et la financiarisation du carbone. Son concept de « souveraineté décarbonisée » — un contrat social vert adossé à la politique industrielle et au crédit dirigé — est intellectuellement stimulant mais repose sur des capacités étatiques que la plupart des pays en développement ne possèdent pas.
Et puis il y a le chiffre de Druschke et Nievas, du World Inequality Lab13 : 70 pour cent des prêts de la Banque mondiale vont aux pays géopolitiquement alignés avec le G7, alors que ces pays ne représentent que la moitié de la population des pays en développement. Au FMI, le chiffre est encore plus frappant : 67 pour cent des prêts vont à des pays qui ne représentent que 6 pour cent de la population des pays en développement. L’architecture financière internationale n’est pas neutre — elle est structurée par des rapports de force géopolitiques qui déterminent qui a accès au financement du développement et qui n’y a pas accès.
Le chaînon manquant
Personne ne connecte systématiquement ces deux constats : d’un côté, la politique industrielle est de retour comme outil de développement ; de l’autre, la capacité de la mener dépend de la position géopolitique du pays. Nathan Lane étudie la politique industrielle coréenne mais ne modélise pas le rôle de la menace nord-coréenne et de l’alliance américaine. Dani Rodrik théorise le « productivisme » — cibler les capacités, la transition verte, les bons emplois — mais ne teste pas la contrainte géopolitique. Subramanian documente l’étau chinois mais pas comment il affecte la capacité d’industrialisation. La Banque mondiale publie des rapports sur l’Afrique et des rapports sur la politique industrielle, dans des silos séparés.
Ce chaînon manquant n’est pas seulement intellectuel — il est opérationnel. Un décideur à Abuja, Nairobi ou Dhaka qui veut mener une politique industrielle en 2026 fait face à un monde radicalement différent de celui de la Corée en 1973. La surcapacité chinoise bloque partiellement la voie manufacturière traditionnelle. Le friendshoring et le nearshoring créent de nouvelles opportunités — mais uniquement pour les pays considérés comme géopolitiquement « sûrs ». La transition verte impose des contraintes et ouvre des possibilités inédites, surtout pour les pays riches en minéraux critiques. Et l’intelligence artificielle pourrait rendre obsolète l’industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre avant même qu’elle ne commence.
La géopolitique est redevenue une variable structurelle de l’économie mondiale, et c’est à cette intersection que se joue désormais l’avenir du développement. Les travaux empiriques que je mène sur le risque géopolitique et les PME — un indice de risque géopolitique calibré par intelligence artificielle couvrant 120 pays, adossé à des données de commerce international de 270 millions de lignes — permettent de tester rigoureusement cette connexion : risque géopolitique, capacité de politique industrielle, trajectoire de développement. La question n’est pas de savoir si la géopolitique « compte » — évidemment qu’elle compte. La question est de savoir si elle redistribue les cartes de l’industrialisation de manière mesurable, et si les pays en développement qui se trouvent du mauvais côté de la fracture géoéconomique peuvent encore espérer transformer leur structure productive.
Quatre angles morts que le débat doit combler
Au-delà de la connexion géopolitique, ce débat souffre de plusieurs angles morts que l’excitation du moment masque.
L’aide elle-même a-t-elle empêché l’industrialisation ? Si les programmes d’ajustement structurel imposaient la privatisation, la libéralisation commerciale et le retrait de l’État comme conditions d’accès au financement, alors l’architecture de l’aide a directement bloqué la politique industrielle pendant trois décennies. Le modèle chinois — infrastructure sans conditionnalité — est peut-être plus favorable à l’industrialisation que le modèle Banque mondiale-FMI, malgré ses propres contradictions.
Les pays en développement ne sont pas un bloc homogène. Le débat les traite comme une catégorie unique, alors que les conditions sont radicalement différentes entre l’Éthiopie et le Sénégal, le Vietnam et la République démocratique du Congo, le Bangladesh et le Rwanda. À quoi ressemble la politique industrielle pour un pays de 18 millions d’habitants avec des découvertes pétrolières récentes ? Pour un pays de 100 millions d’habitants assis sur les plus grandes réserves de cobalt du monde mais dont l’État peine à contrôler son territoire ? La recherche des typologies est aussi urgente que la recherche des mécanismes.
L’infrastructure physique est traitée comme un prérequis évident plutôt que comme un instrument de politique industrielle en soi. La Belt and Road Initiative chinoise est un modèle d’industrialisation par l’infrastructure que personne n’étudie sous cet angle dans le débat actuel. La Banque mondiale identifie elle-même un « déficit de complémentarité » — énergie, logistique, compétences, finance, certification — comme obstacle critique en Afrique. Mais la connexion entre infrastructure et industrialisation reste dans l’angle mort des économistes du développement.
Les voix du Sud Global sont largement absentes du débat académique. La discussion est dominée par des chercheurs basés au MIT, à Harvard, à Princeton, à l’Université de Pennsylvanie, à la London School of Economics et à Cambridge. Les leaders africains réunis au sommet Africa Forward 2026 à Nairobi14 rejettent le modèle de dépendance — mais leur voix n’apparaît pas dans les colonnes du Quarterly Journal of Economics.
Ce qui vient
L’économie du développement n’a pas échoué. Elle a été déséquilibrée. La rigueur causale apportée par la révolution expérimentale est un acquis réel — personne ne propose sérieusement de revenir aux grandes théories non testables des années 1960. Mais cette rigueur doit être appliquée aux questions qui comptent : la transformation structurelle, la politique industrielle, l’interaction entre géopolitique et développement.
Le débat actuel est un moment de réalignement de la discipline, comparable au moment où la macroéconomie s’est redéfinie après la crise financière de 2008. L’aveu de la Banque mondiale, aussi insuffisant soit-il, a ouvert une fenêtre. La preuve Lane a montré que la rigueur est possible. La fragmentation géoéconomique a rendu la question urgente. Ce qui manque — et ce que les prochaines années devront produire — c’est un programme de recherche qui connecte ces fils : des instruments de politique industrielle adaptés à un monde fragmenté, documentés empiriquement sur des données contemporaines, avec une attention sérieuse aux conditions institutionnelles et géopolitiques qui déterminent ce qui est possible pour chaque pays.
Ce programme n’est pas impossible à mener avec rigueur. Il implique cependant une honnêteté méthodologique qui fait souvent défaut aux travaux macro-développement : les designs observationnels cross-country — y compris les triple différences exploitant la variation temporelle, géographique et sectorielle — ne fournissent pas de variation exogène dans l’adoption de politique industrielle. Le ciblage sectoriel est endogène par construction (les secteurs ciblés sont choisis par le gouvernement), la relation entre risque géopolitique et politique industrielle est bidirectionnelle (les politiques protectionnistes attirent les représailles), et la capacité institutionnelle est corrélée avec tout. Un papier descriptif transparent sur ces limites sera plus citable qu’un papier qui sur-revendique la causalité avec un design fragile.
Un test de falsification s’impose : si l’interaction entre exposition géopolitique et politique industrielle est spécifique aux secteurs effectivement ciblés par les programmes gouvernementaux et nulle pour les autres secteurs, l’interprétation gagne en crédibilité sans prétendre à l’identification causale stricte. La difficulté réside dans la classification : sans mesure exogène du ciblage sectoriel, le test reste partiellement circulaire — mais il discipline la corrélation de manière décisive par rapport aux régressions cross-country brutes qui dominent encore la littérature sur la politique industrielle dans les pays en développement.
La disquette a été rangée dans un tiroir. Reste à savoir ce qui la remplacera.
Sources :
Banque mondiale, Industrial Policy for Development, mars 2026. Disponible sur worldbank.org/en/publication/industrial-policy-for-development. ↩︎
Jesús Fernández-Villaverde, publications sur X (mai 2026), Université de Pennsylvanie. ↩︎
Lant Pritchett, Sen, Kar & Raihan, « Trillions Gained and Lost: Estimating the Magnitude of Growth Episodes », Economic Modelling, 2016 (Harvard CID WP 279, 2014). Le chiffre de 7 500 milliards concerne la décélération brésilienne post-1980. L’estimation pour l’Inde couvre les deux accélérations (1993 et 2002) pour un total de 3,7 trillions. Le chiffre de « moins de 1 % » vient de Pritchett, « There is Only One Poverty Strategy: (Broad Based) Growth », où il montre que le R² du revenu médian sur la pauvreté est de 0,988. ↩︎
Benjamin Olken, « The State of Development Economics: Mechanisms, Evidence, and Methods », American Economic Review (Nobel Lecture), 2020. La statistique de 46 pour cent concerne les publications 2015-2019 dans les cinq meilleures revues généralistes pour les articles classés en économie du développement. ↩︎
Angus Deaton, « Randomization, Statistics, and Causal Inference », The Econometrics Journal, 2016. ↩︎
Noah Smith, « Could Development Economics Be More Useful? », Noahpinion, 2026. noahpinion.blog. ↩︎
Robert Atkinson, « World Bank: Where’s Your Industrial Policy Mea Culpa? », ITIF, 23 avril 2026. itif.org. ↩︎
Jostein Hauge, « The WB’s Mea Culpa on Industrial Policy », X/Cambridge, mai 2026. Voir aussi Hauge (2020), Industrial Policy for Development. ↩︎
Nathan Lane, « Manufacturing Revolutions: Industrial Policy and Industrialization in South Korea », Quarterly Journal of Economics, vol. 140, no. 3, 2025, p. 1683-1716. ↩︎
Arvind Subramanian et Shoumitro Chatterjee, « China’s Mercantilist Squeeze on Developing Countries », PIIE Working Paper 26-7, mai 2026. ↩︎
Alicia García-Herrero, « China’s Green Tech and Its Industrial Policy », UNU-WIDER, 2026. ↩︎
Daniela Gabor, « The Four Shocks », 2026. Concept de « decarbonized sovereignty » développé dans ses travaux sur le Wall Street Consensus. ↩︎
Druschke et Nievas, « Who Gets World Bank and IMF Loans? », World Inequality Lab / World Inequality Database, mars 2026. 70 % des prêts BM et 67 % des prêts FMI aux pays alignés G7. ↩︎
Africa Forward Summit, Nairobi, 11-12 mai 2026. Co-présidé par le Kenya et la France. africaforwardsummit.go.ke. ↩︎