Résumé exécutif
Le sommet Trump-Xi de Pékin (14-15 mai) a produit un cadre de « stabilité stratégique constructive » sino-américain pour trois ans, négocié sans l’Europe. Les conséquences pour l’UE sont immédiates et chiffrées : 200 Boeing commandés par Pékin (option 750) sont autant d’Airbus non achetés, la trêve de Genève réduit les tarifs sino-américains (de 145 % à 30 % pour les biens chinois) sans toucher aux tarifs sur les exportations européennes, et Trump a fixé un ultimatum au 4 juillet pour un accord commercial UE-US. La Chine n’avait honoré que 57 % de ses engagements lors du « phase one deal » de 2020 — le commerce géré crée des préférences de facto hors OMC. L’excédent courant chinois a franchi 1 200 milliards de dollars en 2025. L’Europe est prise en tenaille entre deux arsenaux juridiques en expansion (Section 301 américaine, ordonnances chinoises) sans instruments comparables. Trois options se présentent pour Bercy (18-19 mai) : saluer, contester ou proposer. La combinaison « pointer les angles morts + initiative juridique sur la juridicisation des tarifs » est recommandée. La séquence Bercy-FAC Commerce (22 mai)-Gymnich (27-28 mai) doit être orchestrée en crescendo menant à Évian, avec un message central : la stabilité du commerce mondial ne peut pas être le sous-produit d’un deal entre deux puissances.
1. Le sommet Trump-Xi de Pékin (14-15 mai 2026) a produit ce que la diplomatie bilatérale produit toujours lorsqu’elle fonctionne : un accord entre les deux parties présentes, au détriment de celles qui ne le sont pas. L’Union européenne n’était pas à Pékin. Elle n’a pas participé à la définition du cadre de « stabilité stratégique constructive » qui gouvernera les relations sino-américaines pour les trois prochaines années. Et elle se trouve désormais face à un calendrier implacable : le G7 Finances de Bercy se tient les 18 et 19 mai, quatre jours après la clôture du sommet ; le FAC Commerce est prévu le 22 mai ; le Gymnich les 27-28 mai. La France, en tant que présidente du G7, doit transformer cette séquence comprimée en opportunité de repositionnement plutôt qu’en exercice de rattrapage.
2. Cette note examine les risques de marginalisation européenne post-Pékin, les options de positionnement disponibles pour la présidence française du G7 à Bercy, et la stratégie de séquençage qui permettrait de relier Bercy, le FAC Commerce et le Gymnich dans une logique cohérente menant à Évian.
Le mécanisme de marginalisation : comment un deal bilatéral exclut les tiers
3. La mécanique du commerce géré bilatéralement est, par construction, un jeu à somme négative pour les acteurs tiers. Lorsque la Chine s’engage à acheter du soja, du boeuf, de l’énergie et des avions aux États-Unis – le représentant au commerce Jamieson Greer a évoqué des achats agricoles de « dizaines de milliards de dollars par an sur trois ans » –, ces achats ne viennent pas de nulle part1. Ils se substituent partiellement à des importations en provenance d’autres fournisseurs. Les 200 Boeing commandés par Pékin, avec une option jusqu’à 750, sont autant d’Airbus non achetés2. Le Brésil perd des parts de marché sur le soja. Les exportateurs de GNL du Moyen-Orient et d’Australie subissent une recomposition des flux énergétiques.
4. L’expérience du « phase one deal » de 2020 est instructive. Le Peterson Institute a documenté que la Chine n’avait honoré que 57 pour cent de ses engagements d’achat, et que les volumes réalisés s’effectuaient en partie par substitution aux importations d’autres partenaires commerciaux3. La mécanique est simple mais redoutable : le commerce géré crée des préférences de facto qui ne passent par aucune négociation multilatérale et ne sont soumises à aucune discipline de l’OMC.
5. Le second mécanisme de marginalisation opère par le calendrier. La « stabilité stratégique constructive » convenue à Pékin pour trois ans absorbe la bande passante diplomatique des deux premières puissances économiques mondiales sur un horizon qui couvre la totalité de la présidence française du G7 et au-delà. Lorsque Washington et Pékin ont convenu d’un cadre bilatéral, les sujets qui n’y figurent pas – les subventions industrielles, les terres rares, la réforme de l’OMC, la coopération climatique – sont implicitement relégués au second plan. L’Europe peut continuer à les porter, mais elle les porte seule.
6. Le troisième mécanisme est juridique. La décision de la Cour suprême américaine du 20 février 2026 (Learning Resources v. Trump) a invalidé le recours à l’IEEPA pour les tarifs commerciaux, contraignant l’administration à basculer sur la Section 122 du Trade Act de 1974 et à accélérer les enquêtes au titre de la Section 301 contre seize économies, dont l’Union européenne4. Côté chinois, l’ordonnance d’interdiction d’exportations du 2 mai 2026 constitue un précédent de juridicisation défensive. L’Europe se retrouve prise en tenaille entre deux arsenaux juridiques en pleine expansion, sans disposer d’instruments comparables en puissance et en rapidité d’exécution. La bataille du commerce international est devenue une bataille de droit administratif – et sur ce terrain, l’asymétrie est flagrante.
Le piège de la trêve de Genève : l’Europe sur du temps emprunté
7. La trêve commerciale sino-américaine conclue à Genève le 12 mai 2026 – qui a réduit les tarifs américains sur les biens chinois de 145 à 30 pour cent et les tarifs chinois de 125 à 10 pour cent pour une durée d’un an – illustre parfaitement la dynamique de marginalisation5. Cette trêve ne bénéficie pas à l’Europe. Elle ne réduit pas les tarifs américains sur les exportations européennes, qui restent soumis à la Section 122 (10 pour cent universel) et aux tarifs sectoriels. Elle ne résout pas la question des terres rares chinoises, dont la suspension partielle (octobre 2025) ne couvre pas les licences antérieures à avril, ce qui affecte directement les chaînes d’approvisionnement industrielles européennes6.
8. Plus préoccupant encore, Trump a fixé un ultimatum au 4 juillet 2026 pour la conclusion d’un accord commercial avec l’UE, sous peine d’une hausse des tarifs sur le bloc7. L’Europe négocie donc sous la menace d’une escalade unilatérale, alors que la Chine vient d’obtenir une trêve d’un an. L’asymétrie temporelle est un facteur de pression considérable : Pékin a du temps, Bruxelles n’en a pas.
9. La redirection des exportations chinoises vers l’Europe aggrave le déséquilibre. Alors que les biens chinois perdent du terrain sur le marché américain en raison des tarifs résiduels de 30 pour cent, ils sont redirigés vers l’UE, qui est devenue le principal marché d’exportation de la Chine8. L’UE absorbe les effets de la détente sino-américaine sans en tirer les bénéfices — c’est la définition même de la marginalisation par le commerce géré.
Les options de Bercy : saluer, contester ou proposer
10. Dans ce contexte, trois options se présentent pour le positionnement de la France au G7 Finances de Bercy les 18 et 19 mai.
11. Option (a) : saluer la stabilité obtenue à Pékin. Cette approche consisterait à accueillir positivement la « stabilité stratégique constructive » comme un facteur de réduction de l’incertitude pour l’économie mondiale. Elle présente l’avantage de la courtoisie diplomatique et de l’alignement avec l’intérêt commun de stabilité financière. Mais saluer Pékin sans réserve, c’est accepter implicitement que le commerce mondial peut être régulé par des deals bilatéraux entre les deux premières puissances, et que les institutions multilatérales – celles-là mêmes que la présidence française du G7 prétend renforcer – sont superflues.
12. Option (b) : pointer les angles morts de l’accord. Cette approche consisterait à identifier publiquement les sujets que le sommet de Pékin n’a pas traités et qui affectent directement les intérêts européens : le maintien des restrictions sur les terres rares, la non-prise en compte de l’ordonnance chinoise du 2 mai, la persistance des enquêtes au titre de la Section 301 qui visent l’UE, l’absence de tout mécanisme multilatéral de règlement des différends commerciaux. Cette option a le mérite de la clarté, mais elle risque d’apparaître comme une posture défensive – l’Europe qui se plaint d’avoir été exclue plutôt que l’Europe qui propose.
13. Option (c) : annoncer une initiative française sur la juridicisation des tarifs. Cette approche consisterait à prendre l’initiative en proposant un cadre européen de réponse à la juridicisation du commerce. La guerre commerciale n’est plus seulement une guerre de tarifs : c’est une guerre de droit administratif, dans laquelle les États-Unis mobilisent la Section 232, la Section 301, la Section 122, et dans laquelle la Chine répond par des ordonnances d’interdiction et des procédures anti-suit injunctions. L’Europe, si elle ne veut pas être le tiers passif de cette confrontation juridique, doit développer ses propres instruments.
14. La combinaison des options (b) et (c) paraît la plus cohérente avec la posture de la présidence française du G7. Il ne s’agit pas de contester la stabilisation sino-américaine – qui bénéficie objectivement à l’économie mondiale à court terme – mais de rappeler que cette stabilisation ne vaut pas régulation et qu’elle laisse intacts les instruments unilatéraux qui menacent les exportateurs européens. La mobilisation de la direction générale du Trésor et de la direction des affaires juridiques en amont du FAC Commerce du 22 mai permettrait de transformer la réaction en proposition.
Le séquençage Bercy-FAC-Gymnich-Évian : une stratégie en quatre temps
15. La séquence dense de mai 2026 – Bercy (18-19), No Money for Terror (19), FAC Commerce (22), Gymnich (27-28) – peut être lue comme une contrainte ou comme une opportunité. Si chaque événement est traité isolément, la France disperse son message ; si la séquence est orchestrée, elle peut constituer un crescendo menant à Évian.
16. Premier temps : Bercy (18-19 mai). Le G7 Finances est le lieu naturel pour poser le diagnostic macroéconomique. Les déséquilibres commerciaux mondiaux – l’excédent courant chinois de 1 200 milliards de dollars en 2025, le déficit américain, l’érosion de la compétitivité européenne – sont le contexte structurel dans lequel le sommet de Pékin a eu lieu9. La présidence française peut y défendre l’acquis du G7 Commerce sur la « revenue stabilization » – la stabilisation des revenus douaniers comme principe de prévisibilité – et l’élargir à la question de la prévisibilité réglementaire. Le message à Bercy devrait être : la stabilité financière requiert des règles commerciales prévisibles, pas des trêves bilatérales renouvelables.
17. Deuxième temps : FAC Commerce (22 mai). C’est le lieu de l’initiative juridique. Le Conseil des affaires étrangères, dans sa formation Commerce, est l’enceinte appropriée pour présenter une proposition européenne de réponse aux instruments unilatéraux américains et chinois. La question à mettre sur la table est celle de la juridicisation symétrique : si les États-Unis utilisent la Section 301 et la Chine répond par des ordonnances d’interdiction, l’Europe doit disposer d’un mécanisme de rétorsion proportionnée et juridiquement fondée. Le règlement européen anti-coercition, adopté en 2023, offre une base, mais ses seuils de déclenchement et ses délais d’activation sont inadaptés à la vitesse de la guerre commerciale actuelle.
18. Troisième temps : Gymnich (27-28 mai). La réunion informelle des ministres des Affaires étrangères est le lieu de la mise en cohérence politique. C’est là que le diagnostic commercial de Bercy, l’initiative juridique du FAC Commerce et la dimension stratégique – les implications du sommet de Pékin pour la posture extérieure de l’UE – peuvent être articulés en un message unifié. Le Gymnich a l’avantage de l’informalité : pas de conclusions écrites, mais la possibilité de forger un consensus politique en amont d’Évian.
19. Quatrième temps : Évian (15-17 juin). Le sommet des chefs d’État et de gouvernement est le moment de la décision. Si la séquence de mai a été bien orchestrée, la France arrive à Évian avec un diagnostic partagé (Bercy), une proposition juridique en cours d’instruction (FAC Commerce), un consensus politique en formation (Gymnich) et la capacité de transformer ces éléments en engagements du G7. Le mantra de la présidence – « pas un G7 de mots, mais un G7 d’actes » – trouvera sa crédibilité dans la solidité de cette préparation10.
La doctrine Fishman et la sécuritisation du commerce
20. La notion de « sécuritisation du commerce » (securitization of trade), popularisée par le Peterson Institute for International Economics, fournit le cadre analytique pertinent pour comprendre la transformation en cours11. Le commerce n’est plus un domaine autonome de la politique économique : il est devenu un instrument de puissance stratégique, au même titre que la défense ou le renseignement. Les tarifs ne sont plus des instruments de politique commerciale au sens classique ; ils sont des armes géoéconomiques dont l’usage est dicté par des considérations de sécurité nationale.
21. Cette sécuritisation a des conséquences institutionnelles profondes. L’OMC, conçue pour arbitrer des différends commerciaux entre partenaires poursuivant des objectifs économiques, est structurellement incapable de traiter des différends où le commerce est un instrument de rivalité stratégique. L’organe d’appel est paralysé depuis 2019 et les décisions du mécanisme de règlement des différends n’ont plus de force contraignante effective dans un monde où les principales puissances commerciales ignorent ou contournent les règles qu’elles ont elles-mêmes édictées.
22. Pour l’Europe, la sécuritisation du commerce impose un changement de logiciel. Il ne suffit plus de défendre les règles existantes – elles sont déjà contournées. Il ne suffit pas non plus de créer de nouveaux instruments défensifs – le règlement anti-coercition est nécessaire mais insuffisant. Ce qui est requis, c’est une doctrine commerciale européenne qui intègre la dimension de sécurité sans renoncer à l’ancrage multilatéral. La quadrature du cercle consiste à être suffisamment assertif pour ne pas être marginalisé par les deals bilatéraux sino-américains, tout en restant suffisamment multilatéraliste pour incarner une alternative crédible au bilatéralisme de puissance.
23. Bercy est le premier test de cette doctrine. Si la France se contente de gérer l’agenda technique du G7 Finances – stabilité financière, régulation bancaire, fiscalité internationale –, elle passe à côté du moment politique. Le vrai sujet de Bercy, après Pékin, est la place de l’Europe dans un ordre commercial qui se reconfigure sans elle.
Recommandations pour la présidence française
24. À Bercy (18-19 mai) :
- Intégrer dans le communiqué du G7 Finances une référence explicite à la nécessité de « règles commerciales prévisibles et non discriminatoires », signal clair que les trêves bilatérales ne constituent pas un substitut à la gouvernance multilatérale.
- Demander à la DG Trésor de préparer une note technique sur les effets de diversion commerciale induits par les accords bilatéraux sino-américains sur les exportations européennes, pour alimenter le FAC Commerce.
- Défendre et élargir l’acquis de la « revenue stabilization » du G7 Commerce : la prévisibilité des droits de douane comme bien public international.
25. Au FAC Commerce (22 mai) :
- Présenter une proposition de « réponse juridique symétrique » européenne, adossée au règlement anti-coercition mais avec des seuils d’activation abaissés et des délais raccourcis.
- Mettre à l’agenda l’ordonnance chinoise du 2 mai comme précédent à traiter dans le cadre de la relation UE-Chine.
- Ouvrir le chantier de la juridicisation européenne des instruments commerciaux, en tirant les leçons de la Section 301 américaine et des ordonnances chinoises.
26. Au Gymnich (27-28 mai) :
- Articuler le message Bercy-FAC en une position politique unifiée pour Évian.
- Proposer que le G7 d’Évian inclue un volet « règles commerciales post-bilatéralisme » dans son communiqué final, au-delà des formulations habituelles sur le libre-échange.
27. En direction d’Évian (15-17 juin) :
- Toute note produite dans cette séquence doit pouvoir être lue à l’aune d’Évian. Si elle n’éclaire pas une décision d’Évian, elle attend juillet12.
Conclusion
28. Le risque principal pour l’Europe après Pékin n’est pas l’hostilité sino-américaine – c’est la stabilité sino-américaine. Un monde où Washington et Pékin s’entendent sur un cadre bilatéral de gestion de leur rivalité est un monde où les règles multilatérales sont moins nécessaires, où les institutions internationales sont plus marginales, et où l’Europe – qui a bâti son influence sur le multilatéralisme et la norme juridique – perd son avantage comparatif. La France, en tant que présidente du G7, a la responsabilité et l’opportunité de rappeler que la stabilité du commerce mondial ne peut pas être le sous-produit d’un deal entre deux puissances. Elle doit être le résultat d’un engagement collectif, fondé sur des règles et des institutions que Pékin ne rendra pas superflues.
« USTR: China Pledges to Buy Billions in Ag Products, ‘Soybeans and Everything Else’ », DTN Progressive Farmer, 15 mai 2026. Greer a précisé que les achats porteraient sur « dizaines de milliards de dollars par an sur trois ans ». ↩︎
« Boeing Wins 200-Jet Plane Order From China, Trump Says », Bloomberg, 14 mai 2026. Trump a évoqué un potentiel de 750 appareils. « Trump says China to buy 200 Boeing planes, much lower than expected », Al Jazeera, 15 mai 2026. ↩︎
Chad Bown, « US-China Phase One Tracker », Peterson Institute for International Economics, données cumulées 2020-2022. Taux de réalisation global : 57 %. ↩︎
« Supreme Court Strikes Down IEEPA Tariffs », WilmerHale, 20 février 2026. Décision 6-3, opinion du Chief Justice Roberts. « The Supreme Court Clipped Trump’s Tariff Powers – and Opened New Trade Battles », Council on Foreign Relations, février 2026. ↩︎
« Trump-Xi one-year trade truce leaves Europe on borrowed time », Courthouse News Service, mai 2026. « What the Trump-Xi trade truce means for the European Union », Atlantic Council, mai 2026. ↩︎
« Following WTO ruling favourable to EU, China announces withdrawal of its anti-suit injunction policy », Commission européenne, 1er avril 2026. La suspension d’octobre ne couvre que les restrictions postérieures, les licences antérieures à avril restant en vigueur. ↩︎
« Trump sets July 4 deadline for EU tariff hike decision », Al Jazeera, 7 mai 2026. « Trump threatens EU with ‘much higher’ tariffs if no trade deal signed by new deadline », CNBC, 8 mai 2026. ↩︎
« Can Europe stand up to China on trade? », Euronews, 7 mai 2026. L’UE est devenue le principal marché d’exportation de la Chine, les biens chinois perdant du terrain aux États-Unis étant redirigés vers l’Europe. ↩︎
L’excédent courant chinois a franchi 1 200 milliards de dollars en 2025, record historique. Voir note précédente : « Trump à Pékin : la rivalité gérée par le sommet », Eric Gabin Kilama, avril 2026. ↩︎
« Don’t expect a G7 of words, but a G7 of deeds », déclaration du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, février 2026, disponible sur le site de l’ambassade de France au Royaume-Uni. ↩︎
« The securitization of trade: Where is globalization going? », Peterson Institute for International Economics, 2026. Série d’événements « Trade Winds » du PIIE. ↩︎
Principe de pertinence Évian appliqué systématiquement dans les travaux préparatoires de la présidence française du G7. ↩︎