Policy · Note analytique

L'ajustement structurel en procès : ce que les données montrent, ce que la méthode ne capture pas

| Note analytique | 15 min de lecture
By Eric Gabin Kilama

Le 26 mars 2026, Jason Hickel — anthropologue économique à l'Université autonome de Barcelone et figure intellectuelle du mouvement décroissant — a publié sur X : « Nous compilons des preuves sur les préjudices extraordinaires causés par les programmes d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale.

Contexte du débat

Le 26 mars 2026, Jason Hickel — anthropologue économique à l’Université autonome de Barcelone et figure intellectuelle du mouvement décroissant — a publié sur X : « Nous compilons des preuves sur les préjudices extraordinaires causés par les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale. » Quatre jours plus tard, le 30 mars, il défendait la méthodologie de son étude face aux critiques qui lui reprochaient l’absence d’évaluation causale originale1. L’article en question, « Structural adjustment: damages, reparations and pathways to nonrecurrence », publié dans BMJ Global Health en 2026, constitue la tentative la plus ambitieuse à ce jour de synthétiser les preuves empiriques sur les effets sanitaires et économiques des programmes d’ajustement structurel (PAS) et d’en tirer des conséquences juridiques — un appel aux réparations2.

Ce débat n’est pas neuf. Depuis les premières critiques de l’UNICEF (Adjustment with a Human Face, Cornia, Jolly et Stewart, 1987), la littérature sur les effets des PAS s’est considérablement développée. Mais il intervient dans un contexte où la conditionnalité du FMI fait l’objet d’une contestation politique inédite. Au Kenya, les manifestations de la « Gen Z » en juin-juillet 2024 ont conduit le président Ruto à retirer un projet de loi de finances directement lié aux exigences du programme FMI — la plus grande mobilisation de rue de l’histoire kényane, au cours de laquelle des milliers de manifestants ont pris d’assaut le bâtiment du Parlement3. En Égypte, le programme de 8 milliards de dollars avec le FMI, dont la quatrième revue a été complétée en mars 2026, fait face à un ralentissement dans la mise en œuvre du Document de politique de propriété de l’État4. Au Pakistan, le programme EFF de 7 milliards de dollars, dont la deuxième revue a été achevée en décembre 2025, est marqué par des échecs répétés de collecte fiscale — l’administration fiscale pakistanaise a manqué ses objectifs de recettes à plusieurs reprises, nécessitant des révisions à la baisse des cibles5.

L’enjeu de fond est méthodologique autant que politique : peut-on mesurer de manière causale les effets d’un programme d’ajustement structurel sur la santé, la pauvreté et la croissance ? Et si la preuve causale reste fragile, quelles conclusions politiques en tirer ?

Positions en présence

Les résultats de Hickel et al.

L’article de Hickel et de ses coauteurs procède par méta-revue des études quantitatives existantes et par études de cas nationales. Les conclusions principales sont les suivantes.

Premièrement, les PAS sont associés à une détérioration des indicateurs de santé dans les pays bénéficiaires. La synthèse des études observationnelles identifié des associations négatives entre programmes d’ajustement et mortalité infantile, accès aux soins, dépenses publiques de santé et prévalence de maladies infectieuses. Sur treize études transnationales examinées par une revue de 2017 citée dans l’article, onze montrent des associations négatives entre programmes du FMI et indicateurs de santé6.

Deuxièmement, les auteurs documentent des cas nationaux — Kenya, Ghana, Jamaïque, Argentine — où la chronologie de l’ajustement coïncide avec une dégradation mesurable des conditions de vie. Au Kenya, l’augmentation de la mortalité infantile dans les années 1990 est attribuée à l’interaction entre ajustement structurel et épidémie de VIH/SIDA.

Troisièmement, les auteurs notent que les pays qui ont largement refusé le paquet d’ajustement complet — Costa Rica, Corée du Sud, Cuba — ont obtenu de meilleurs résultats sanitaires, ce qu’ils interprètent comme un contre-factuel implicite.

Quatrièmement, l’article tire une conséquence juridique de ces résultats : le FMI et la Banque mondiale devraient verser des réparations pour les préjudices causés par les PAS, et s’engager sur des « pathways to nonrecurrence » — des mécanismes garantissant la non-répétition.

Les critiques méthodologiques

L’article a fait l’objet de critiques méthodologiques substantielles, dont la plus détaillée émane de Tibor Rutar, professeur de sociologie à l’Université de Maribor, dans une analyse publiée sur la plateforme Substack (Political Economy, Stats, and Society)7. Ces critiques portent sur quatre points.

Le biais post hoc ergo propter hoc. La présentation graphique centrale de l’article superpose des séries temporelles d’indicateurs (revenus, pauvreté, mortalité) avec des lignes verticales marquant le début des programmes d’ajustement. Cette présentation suggère une causalité que les données ne démontrent pas : le fait qu’un indicateur se dégrade après l’introduction d’un PAS ne prouve pas que le PAS en est la cause, puisque les pays entrent généralement dans un programme FMI précisément parce qu’ils traversent une crise.

L’oscillation entre association et causalité. Les auteurs utilisent le vocabulaire des « associations » dans le corps du texte, mais glissent fréquemment vers un langage causal (« impacts », « effets », « dommages causés par »). Rutar relève que le résumé et les endorsements « surpromettent sévèrement ce que l’article est capable de démontrer »8.

La citation sélective de recherches nuancées. L’exemple le plus frappant concerne le Kenya. Les auteurs citent une étude de 2005 pour soutenir que l’ajustement structurel a « exacerbé » la transmission du VIH/SIDA. Or la source originale conclut qu’« il n’existe actuellement aucune étude capable de démontrer un lien causal » et que les réformes d’ajustement « peuvent produire des effets mixtes » sur la vulnérabilité au VIH/SIDA9.

La base probante limitée. Parmi les études citées pour soutenir des effets sur la pauvreté et l’emploi, Rutar identifié seulement deux études quantitatives rigoureuses qui tentent de corriger l’endogénéité — le problème fondamental selon lequel les pays qui entrent dans un programme FMI sont déjà en difficulté. Ces études utilisent des approches par variables instrumentales, mais la validité des instruments reste contestée dans la littérature.

La contre-analyse de Rutar

Rutar a conduit sa propre analyse exploratoire utilisant des méthodes quasi-expérimentales — une étude d’événements de type Sun-Abraham et un estimateur de différence-en-différences synthétique — à partir des données de chronologie de l’ajustement structurel. Ses résultats préliminaires ne montrent aucun effet statistiquement significatif des PAS sur la santé, les revenus de pauvreté ou la corruption. Une spécification trouve un effet positif sur la mortalité adulte, mais que l’auteur lui-même qualifie de problématique10.

L’autoévaluation du FMI

Le Bureau indépendant d’évaluation (IEO) du FMI a publié une évaluation de la conditionnalité structurelle en 2007, suivie d’une mise à jour en 2018. Les conclusions sont plus critiques que ce que la communication institutionnelle du FMI suggère habituellement11.

L’évaluation de 2007 a conduit à l’abolition des critères de performance structurels (structural performance criteria) en 2009, remplacés par des évaluations de progrès lors des revues. L’IEO a constaté que les conditions structurelles empiétaient fréquemment sur la souveraineté des emprunteurs et que leur lien avec la résolution de la crise macroéconomique immédiate était souvent ténu.

La revue de la conditionnalité de 2018 a trouvé que « le rendement en termes de croissance des réformes structurelles est souvent surestimé dans les programmes, certaines réformes ayant des coûts de croissance à court terme tandis que les bénéfices mettent plus longtemps à se matérialiser »12. Cette conclusion, formulée dans le langage mesuré de l’institution, valide partiellement la critique des PAS sans en épouser les conclusions extrêmes.

La littérature académique sur les effets des programmes FMI

Au-delà de Hickel et du FMI, une littérature économétrique substantielle examine cette question. William Easterly (2005) ne trouve aucune relation significative entre participation à un programme FMI et croissance économique13. Vreeland (2003) utilise un modèle de sélection de Heckman pour montrer que, une fois corrigé le biais de sélection, les programmes FMI ont un effet négatif sur la croissance. Dreher (2006) nuance ces résultats en distinguant entre le montant du prêt (effet positif) et la conditionnalité (effet négatif ou nul). Une étude récente d’Apeti (2025) dans Economics of Transition and Institutional Changé examine les effets de la conditionnalité du FMI sur les réformes structurelles dans les pays en développement, trouvant des résultats mixtes14.

Sur les effets sanitaires, Stubbs et al. (PMC, 2022) trouvent que les prêts avec conditions structurelles tendent à augmenter la pauvreté, tandis que les prêts avec conditions de stabilisation ont généralement peu d’impact mesurable15.

Analyse des biais

Biais de Hickel

Jason Hickel est un défenseur intellectuel de la décroissance et un critique systématique du FMI et de la Banque mondiale. Son travail antérieur — The Divide (2017), Less is More (2020) — plaide pour une refonte radicale du système économique mondial. Cette position idéologique ne disqualifie pas ses résultats, mais crée un cadre interprétatif où les données ambiguës sont systématiquement interprétées dans le sens de la confirmation. L’appel aux réparations — un cadre juridique qui suppose un préjudice démontré et un responsable identifié — va bien au-delà de ce que les données présentées peuvent supporter.

De plus, le choix de publier dans BMJ Global Health — une revue de santé publique, pas d’économie — permet d’éviter le processus d’évaluation par les pairs d’économistes spécialisés en évaluation causale, qui auraient vraisemblablement exigé une identification plus rigoureuse.

Biais des critiques mainstream

Les critiques de l’article tendent à exiger un standard de preuve causale (essai randomisé ou quasi-expérience rigoureuse) que le sujet rend presque impossible à atteindre. Les PAS sont des interventions systémiques, multi-instrumentales, appliquées à des pays en crise — il n’existe pas de groupe de contrôle propre, pas de randomisation possible, et les instruments de sélection sont systématiquement contestés. Exiger la même rigueur que pour l’évaluation d’un programme de transferts conditionnels revient à rendre le sujet par construction non évaluable, ce qui protège le statu quo institutionnel.

Certains critiques sont eux-mêmes proches des institutions financières internationales — anciens consultants, chercheurs financés par les programmes de recherche du FMI — ce qui crée un biais symétrique à celui de Hickel.

Biais de l’IEO

Le Bureau indépendant d’évaluation du FMI jouit d’une indépendance institutionnelle réelle — ses rapports ont parfois été dévastateurs pour la direction du Fonds. Mais l’IEO reste une entité interne, dont le budget dépend du Conseil d’administration du FMI. Ses évaluations tendent à produire des recommandations d’amélioration incrémentale plutôt que des remises en cause fondamentales, ce qui limite la portée de ses conclusions.

Réconciliation

Le débat Hickel-critiques recouvre en réalité deux questions distinctes que les protagonistes confondent.

Question 1 : les PAS ont-ils causé des préjudices mesurables ? La réponse honnête est : probablement, mais l’ampleur et la causalité restent mal établies. Les études les plus rigoureuses (variables instrumentales, matching) trouvent des effets négatifs sur la croissance et des effets ambigus sur la pauvreté et la santé. L’IEO du FMI reconnaît que les réformes structurelles imposées avaient souvent des coûts à court terme sous-estimés. Mais la démonstration causale au sens strict — isoler l’effet du PAS de celui de la crise qui l’a précédé — reste un défi méthodologique non résolu.

Les outils existent. Les études d’événements (event studies), les contrôles synthétiques à la Abadie, Diamond et Hainmueller (2010), la différence-en-différences avec traitement échelonné — toutes ces méthodes pourraient être appliquées systématiquement aux données de programmation du FMI. Le fait que cette analyse n’ait pas été menée à grande échelle reflète un double échec : celui des critiques des PAS, qui préfèrent la rhétorique à l’identification causale ; et celui des chercheurs mainstream, qui ont traité le sujet comme résolu depuis les années 2000.

Question 2 : la conditionnalité structurelle est-elle un instrument de politique de développement justifié ? Cette question est normative, pas seulement empirique. Même si les PAS n’avaient aucun effet négatif mesurable, on pourrait contester leur légitimité au nom de la souveraineté des politiques économiques nationales. Le refus d’Easterly (2005) ne porte pas sur les résultats empiriques mais sur le principe : « la conditionnalité structurelle empiète sur la souveraineté de l’emprunteur »16.

La réconciliation passe par la séparation de ces deux questions. L’évaluation empirique des PAS mérite des études causales rigoureuses avec les méthodes contemporaines — pas des méta-revues de littérature hétérogène. Le débat normatif sur la conditionnalité mérite un traitement politique, pas pseudo-scientifique.

Enjeux pour la France et le G7

Crédibilité de la conditionnalité aux Spring Meetings

Les Spring Meetings d’avril 2026 à Washington se déroulent dans un contexte où la légitimité de la conditionnalité FMI est contestée sur trois fronts simultanés : intellectuellement (Hickel et al.), politiquement (Kenya, Égypte, Pakistan) et géopolitiquement (alternatives chinoises et BRICS). L’article de Hickel, malgré ses faiblesses méthodologiques, fournit une munition rhétorique aux pays emprunteurs qui contestent les conditions de leurs programmes.

La France, en tant que cinquième actionnaire du FMI (4,2 % des quotes-parts), porte une responsabilité dans la gouvernance de l’institution. La position française a historiquement oscillé entre défense de la conditionnalité (qui protège les créanciers) et sensibilité aux critiques du Sud global (héritée du Sommet de Paris de juin 2023 et de la FfD4 de Séville en juillet 2025).

Le précédent kényan

Le cas du Kenya est particulièrement instructif. Les manifestations Gen Z de juin-juillet 2024 ont démontré que la conditionnalité fiscale peut déclencher une instabilité politique qui compromet l’objectif même du programme. Le président Ruto a retiré le Finance Bill lié au programme FMI, mais le FMI a poursuivi les décaissements — un signal ambigu qui suggère que la conditionnalité est plus flexible qu’elle n’apparaît. En février 2026, une nouvelle mission du FMI négociait à Nairobi un programme successeur au facility de 3,6 milliards de dollars expiré en 202517. La question pour la France est de savoir si elle soutient une évolution de la conditionnalité vers des formes moins intrusives — ce que l’IEO recommande depuis 2007 — ou si elle défend le modèle existant.

La question des réparations

L’appel aux réparations de Hickel est politiquement irréaliste à court terme, mais il modifie le cadre du débat. En introduisant un vocabulaire juridique (préjudice, responsabilité, réparation, non-répétition), il force les institutions à se positionner non plus seulement sur l’efficacité de leurs programmes, mais sur leur responsabilité historique. Ce cadre résonne avec les revendications du groupe des pays en développement à la FfD4, où le « Sevilla Borrower’s Forum » — une plateforme de coordination des emprunteurs — a été créé précisément pour rééquilibrer le rapport de force face aux créanciers18.

Connexion avec l’allocation géopolitique des fonds

L’article de Hickel gagne en force lorsqu’il est lu conjointement avec les travaux du World Inequality Lab (Druschke et Nievas, WIL Working Paper 2026/06) montrant que 67 à 70 % des fonds du FMI et de la Banque mondiale sont alloués aux pays géopolitiquement alignés sur le G719. Si la conditionnalité est à la fois inefficace (Easterly) et orientée géopolitiquement (Dreher et al.), le modèle de légitimation de l’aide conditionnelle s’effondre sur ses deux piliers — l’efficacité et l’universalité.

Recommandations

  1. Financer une évaluation causale indépendante des PAS historiques. La France pourrait proposer aux Spring Meetings le financement d’un programme de recherche pluriannuel, piloté par l’IEO mais avec des chercheurs externes, utilisant les méthodes causales contemporaines (contrôle synthétique, DiD à traitement échelonné, event study) sur l’ensemble des programmes FMI depuis 1980. Le coût serait marginal (quelques millions d’euros) et le gain en crédibilité institutionnelle substantiel.

  2. Soutenir la réforme de la conditionnalité vers des « contrats de développement ». Plutôt que des conditions imposées par le créancier, proposer des contrats négociés avec des objectifs de développement co-définis, assortis de mécanismes de flexibilité en cas de choc exogène. L’IEO recommande cette direction depuis 2007 ; la France pourrait la porter politiquement.

  3. Reconnaître les limites historiques sans valider le cadre des réparations. Le FMI a évolué — l’abolition des critères de performance structurels en 2009, la revue de 2018 — mais n’a jamais fait de bilan public de la période 1980-2000. Un exercice de mémoire institutionnelle, sans implication juridique, renforcerait la crédibilité de l’institution face aux critiques.

  4. Articuler conditionnalité et allocation géopolitique. Si la France veut défendre la conditionnalité comme instrument de développement, elle doit simultanément s’attaquer à l’allocation géopolitique des fonds — faute de quoi la conditionnalité apparaît comme un instrument de contrôle politique plutôt que de bonne gestion économique.

Limites de l’analyse

Cette note repose sur une lecture de l’article de Hickel et al. à travers ses résumés publics et les critiques publiées, et non sur une analyse ligne par ligne du papier complet. Les conclusions méthodologiques doivent être considérées comme préliminaires.

L’analyse des biais identifié des positions institutionnelles et intellectuelles, mais ne prétend pas à l’exhaustivité. D’autres critiques de l’article existent probablement dans des cercles académiques non couverts par les sources consultées.

Les données sur les programmes FMI au Kenya, en Égypte et au Pakistan sont tirées de communiqués de presse du FMI et de sources journalistiques, qui ne reflètent pas nécessairement la complexité des négociations en cours. Les montants et les conditions mentionnés sont susceptibles d’évoluer.

L’évaluation des méthodes causales disponibles (contrôle synthétique, DiD) ne préjuge pas de leur faisabilité pratique. Les données de programmation du FMI, bien que publiques dans leurs grandes lignes, posent des problèmes de définition du traitement (quand commence et finit un PAS ?) et de sélection du groupe de contrôle (quels pays « comparables » n’ont pas eu de programme ?).



  1. Jason Hickel, publications sur X, 26 et 30 mars 2026. ↩︎

  2. J. Hickel et al., « Structural adjustment: damages, reparations and pathways to nonrecurrence », BMJ Global Health, 2026. Voir aussi « The IMF and World Bank’s structural adjustment programmes and their impact on health: time for reparation and replacement », BMJ Global Health, 2026. ↩︎

  3. « Youthquake – how Kenya’s Gen Z took on IMF austerity », ROAPE, juin 2025 ; « Kenya’s growing youth movement for fiscal justice rejects IMF-mandated austerity », Bretton Woods Project, octobre 2024. ↩︎

  4. Egyptian Initiative for Personal Rights, « Eye on Debt: An analytical reading of the fourth review of the IMF-Egypt loan program », mars 2026. ↩︎

  5. FMI, « IMF Executive Board Completes Second Review of the Extended Arrangement under the EFF with Pakistan », décembre 2025 ; The Friday Times, mars 2026. ↩︎

  6. Revue de 2017 citée dans Hickel et al. (2026), analysée par T. Rutar. Onze études sur treize montrent des associations négatives ; cependant, la moitié ignorent le problème d’endogénéité. ↩︎

  7. T. Rutar, « Looking under the hood of Hickel’s new broadside against neoliberalism », Political Economy, Stats, and Society (Substack), 2026. ↩︎

  8. Ibid. ↩︎

  9. Source originale de 2005, citée et analysée par Rutar (2026). ↩︎

  10. Rutar (2026), analyse exploratoire utilisant les méthodes Sun-Abraham et DID synthétique. ↩︎

  11. IEO, « Structural Conditionality in IMF-Supported Programs — Evaluation Report », 2007 ; IEO, « Evaluation Update: Structural Conditionality in IMF-Supported Programs », 2018. ↩︎

  12. FMI, « 2018 Review of Program Design and Conditionality », IMF Policy Paper, 2019. ↩︎

  13. W. Easterly, « What did structural adjustment adjust? The association of policies and growth with repeated IMF and World Bank adjustment loans », Journal of Development Economics, vol. 76, 2005, p. 1-22. ↩︎

  14. A. Apeti, « International monetary fund conditionality and structural reforms: Évidence from developing countries », Economics of Transition and Institutional Changé, 2025. ↩︎

  15. T. Stubbs et al., « The effects of IMF loan conditions on poverty in the developing world », Social Science & Medicine, 2022. ↩︎

  16. Easterly (2005), op. cit. ↩︎

  17. Bretton Woods Project, « Kenya’s growing youth movement for fiscal justice », octobre 2024 ; FMI, page pays Kenya, février-mars 2026. ↩︎

  18. ONU, « Fourth International Conference on Financing for Development », juillet 2025. Le Sevilla Borrower’s Forum a été lancé lors de la FfD4. ↩︎

  19. P. Druschke et G. Nievas, « The Global Democratic Déficit: Institutional Asymmetries and the Provision of Global Public Goods », World Inequality Lab Working Paper 2026/06. ↩︎

À propos de l'auteur
Eric Gabin Kilama est macroéconomiste-stratège, spécialiste de la transmission des chocs géopolitiques à l'économie. Docteur en économie (CERDI), son expérience au Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du Quai d'Orsay a forgé sa conviction que la géopolitique est redevenue une variable structurelle de l'économie mondiale. Chercheur associé à la FERDI.
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