Chapeau — Si les récits de presse publiés début avril sont exacts, des responsables américains ont rappelé à un représentant du Saint-Siège le précédent d’Avignon après un discours de Léon XIV contre la « diplomatie fondée sur la force ». Le Pentagone conteste fortement cette version. Mais, même traité avec toutes les précautions nécessaires, l’épisode remet au centre une vieille question : que peut encore le pape face à une grande puissance ? La réponse tient dans un mécanisme historique précis — le Non Expedit — et dans un concept que cet article propose : le recours souverain du Vatican.

I. De Washington à la mémoire d’Anagni

Le point de départ n’est pas un simple incident de communication. Le 9 janvier 2026, devant le corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, Léon XIV a dénoncé le retour d’une « diplomatie fondée sur la force », opposée à une diplomatie du dialogue et du consensus. Le pape y affirme que « la guerre est de retour en vogue » et inscrit sa lecture de l’époque sous le signe d’Augustin et de La Cité de Dieu1. Le propos était général dans sa forme, mais suffisamment net pour être lu, à Washington, comme une critique de l’extension contemporaine de la puissance américaine. Ce discours s’inscrivait d’ailleurs dans une séquence plus large de prises de position inhabituellement fermes de Léon XIV, notamment sur les frappes américaines contre l’Iran et les bombardements israéliens au Liban — pays qu’il a visité à l’automne 20252.

C’est dans ce contexte qu’ont émergé, début avril 2026, plusieurs récits de presse sur une réunion tenue en janvier entre le Pentagone et le cardinal Christophe Pierre, alors nonce apostolique à Washington. Selon Christopher Hale dans The Letters from Leo, puis Mattia Ferraresi dans The Free Press, Elbridge Colby, Under Secretary of War for Policy, aurait tenu une leçon sur la puissance militaire américaine au nonce, un autre responsable évoquant alors le précédent d’une papauté soumise à la logique d’une puissance temporelle3. Le Pentagone a depuis qualifié ces récits de « highly exaggerated and distorted » — formule de démenti tactique qui ne conteste pas la tenue de la rencontre mais la teneur exacte des propos4. Le vice-président JD Vance, lui-même converti au catholicisme, a dit vouloir vérifier les faits avant de conclure5. Autrement dit : la réunion est solide, l’interprétation de son ton l’est davantage que la lettre exacte des citations.

Un élément factuel mérite d’être noté : le cardinal Pierre a été remplacé le 7 mars 2026 par Mgr Gabriele Giordano Caccia au poste de nonce apostolique à Washington6. Ce changement, formellement indépendant de l’épisode, modifie la donne diplomatique.

La réaction romaine ne passe ni par la surenchère ni par l’escalade verbale. Le Vatican a indiqué qu’aucun voyage du pape aux États-Unis n’était prévu en 2026 ; dans le même temps, le calendrier officiel a confirmé une visite pastorale à Lampedusa le 4 juillet 20267. Le geste vaut message. À la célébration d’un pouvoir national — le 250e anniversaire de l’indépendance américaine —, Léon XIV substitue un lieu devenu symbole de l’épreuve migratoire et de la conscience européenne. Ce n’est pas un affront spectaculaire. C’est un contre-signal.

La question posée est donc constitutionnelle au sens large : jusqu’où peut aller le pouvoir du pape lorsqu’un État lui intime de choisir son camp ? Pour y répondre, il faut revenir à trois précédents où Rome a affronté la puissance politique avec des instruments qui n’étaient pas ceux de la force.

II. Trois précédents : Anagni, le Non Expedit, Léon XIV

Le premier précédent est celui de Boniface VIII face à Philippe IV le Bel, entre 1296 et 1303. La bulle Unam Sanctam (1302) porte la revendication pontificale à son point extrême : « il est nécessaire au salut que toute créature humaine soit soumise au Pontife romain. » La réplique du roi de France marque la montée d’une souveraineté politique qui refuse toute subordination dans l’ordre temporel : « Que ton insensé sache qu’en matière temporelle nous ne sommes soumis à aucun homme »8. Le point de bascule intervient le 7 septembre 1303 à Anagni. Guillaume de Nogaret, ministre du roi de France, et Sciarra Colonna entrent dans la résidence pontificale à la tête d’une troupe armée au moment même où Boniface VIII s’apprête à excommunier Philippe le Bel. Le pape est capturé et humilié. Libéré deux jours plus tard, il meurt un mois après9. Le successeur Clément V transfère la résidence papale à Avignon en 1309. Sept papes s’y succèdent jusqu’en 1377, dans une sujétion de fait à la Couronne française que Pétrarque qualifiera de « captivité de Babylone » — épisode qui ouvrira à son tour le Grand Schisme d’Occident (1378), avec des papes concurrents à Rome et à Avignon pendant près de quarante ans10.

Évoquer Avignon devant un représentant du Saint-Siège, c’est donc activer une mémoire très précise : le moment où une monarchie nationale a démontré qu’un État assez puissant pouvait subordonner l’Église universelle à ses objectifs stratégiques.

Le deuxième précédent est moins spectaculaire, mais plus instructif pour le monde contemporain. En 1868, dans le contexte de l’unification italienne et de la dépossession des États pontificaux, la réponse romaine à la participation des catholiques italiens à la vie parlementaire du nouveau royaume se condense dans une formule fameuse : non expedit, « il n’est pas opportun »11. La formule est décisive parce qu’elle n’appartient pas au vocabulaire de la peine, mais à celui du discernement moral. La matrice néotestamentaire est transparente : « Omnia licent, sed non omnia expediunt » — tout est permis, mais tout n’est pas opportun (1 Corinthiens 10, 23)12. Le Saint-Siège ne déclare pas damnable l’acte de voter ; il retire sa caution à une participation politique jugée incohérente avec la situation créée par la spoliation du pouvoir temporel du pape. Le Saint-Office requalifie le dispositif en prohibition officielle en 1886, mais l’historiographie la plus récente — notamment les travaux de Saretta Marotta fondés sur les archives de la Pénitencerie apostolique — montre que la position romaine a toujours oscillé entre prohibition et mesure pédagogique, sans jamais devenir une norme effective et définitive13. La conséquence empirique est massive : pendant un demi-siècle, les catholiques italiens s’abstiennent largement, et aucun parti catholique d’ampleur nationale ne peut émerger.

C’est cette précision qui doit être conservée dans toute lecture contemporaine. Le Non Expedit n’est pas une excommunication. Ce n’est pas non plus une simple opinion. C’est un acte de gouvernement moral par lequel Rome qualifie un comportement comme non convenable à la cohérence chrétienne. Sa force historique vient précisément de là : il agit sans armée, sans police, sans peine automatique, mais avec une efficacité durable sur les consciences. La fiction de The Young Pope a eu l’intuition juste : quand le pape de la série menace un chef de gouvernement en laissant planer l’idée d’un retour du Non Expedit, la scène ne repose pas sur un ressort fantaisiste mais sur un mécanisme canonique attesté. Ce que la fiction dramatise, c’est l’immédiateté du rapport de force. Ce que l’histoire confirme, c’est l’existence d’un instrument de retrait de caution morale dont les effets peuvent être profonds et prolongés.

Le troisième précédent est en train de s’écrire. Premier pape américain de l’histoire, Léon XIV se trouve dans une situation inédite : il affronte, comme pape universel, la puissance qui est aussi son pays d’origine. Le 10 mai 2025, devant le Collège des cardinaux, il a expliqué avoir choisi son nom en référence à Léon XIII et à Rerum Novarum, encyclique de 1891 qui a posé les fondations de la doctrine sociale catholique moderne, afin de répondre à « une nouvelle révolution industrielle marquée par l’intelligence artificielle et ses effets sur la dignité, la justice et le travail »14. Ce n’est pas un choix ornemental. Il annonce un magistère qui entend intervenir au cœur des transformations sociales plutôt que sur leurs marges. Le discours du 9 janvier 2026 a montré que cette intervention ne concernerait pas seulement le travail ou la technique, mais aussi la logique internationale de la force.

Trois seuils, trois modes de réponse : l’excommunication avortée d’Anagni, le retrait de caution morale de Pie IX, le contre-signal symbolique de Léon XIV. À chaque fois, le levier est hors du registre de la force.

III. Un pouvoir non militaire, mais réel

L’argument spontané, face à un État muni de porte-avions, consiste à rappeler que la Cité du Vatican ne dispose que d’une Garde suisse cérémonielle et d’un budget marginal. C’est exact, et c’est hors sujet. L’intuition que le pouvoir papal est résiduel parce qu’il est désarmé se heurte désormais à une évidence empirique quantifiée.

Une recherche de Mathieu Couttenier, Sophie Hatte, Lucile Laugerette et Tommaso Sonno, publiée en 2025 comme Discussion Paper au CEPR et à la LSE sous le titre Dear Brothers and Sisters: Pope’s Speeches and the Dynamics of Conflict in Africa, constitue à ma connaissance la première estimation causale rigoureuse de l’effet du discours papal sur la violence politique15. Les auteurs croisent, sur la période 1997–2022 couvrant trois pontificats, l’ensemble des discours publics du pape archivés par le Vatican — filtrés sur mention explicite d’un pays africain dans un registre de paix — avec une base d’événements violents géolocalisés. Le résultat central : la probabilité qu’un événement violent soit observé dans une cellule donnée diminue en moyenne de 23 % dans les semaines qui suivent un discours papal mentionnant le pays concerné. Les effets sont plus marqués dans les zones de présence catholique dense, où la baisse peut atteindre 69 %, et ils sont renforcés lorsque l’évêque local a été nommé par le pape.

L’hétérogénéité par pontificat est riche d’enseignements. Jean-Paul II apparaît comme le pic d’efficacité mesurée, avec un effet pacificateur estimé à environ 90 % dans certaines spécifications. François obtient un effet moyen plus modeste, autour de 21 %, mais sur une gamme de violences plus large. Benoît XVI présente un effet nul, voire inversé — que les auteurs relient notamment à l’épisode du discours de Ratisbonne (2006), lorsqu’une citation médiévale critique de l’islam avait provoqué une vague de protestations plutôt qu’une désescalade. L’efficacité de la parole papale n’est donc pas mécanique : elle dépend du locuteur, de sa cohérence et de sa réception locale.

Le contrefactuel conçu par les auteurs est décisif. Ils appliquent la même méthodologie aux déclarations officielles du Conseil de sécurité des Nations unies mentionnant un pays africain, dans un contexte où le relais médiatique local est comparable. L’effet pacificateur est statistiquement nul15. Ce résultat est capital. Il signifie que ce qui produit la baisse de violence n’est pas seulement le contenu du message, mais la source du message et son encastrement dans un réseau local dense. Le pape bénéficie d’un capital moral qu’aucune organisation internationale ne parvient à reproduire, et qui se transmet par des relais de proximité — homélie dominicale, bulletin paroissial, radio communautaire, page Facebook du diocèse — dans les 72 heures qui suivent la prise de parole.

Il faut lire ces résultats avec sérieux, mais sans magie. Il s’agit d’un working paper, non d’un consensus définitif. L’étude ne prouve pas que le pape « arrête les guerres ». Elle montre quelque chose de plus précis et de plus intéressant : dans certains contextes, la parole papale modifie le climat local de la violence parce qu’elle circule dans un maillage religieux dense et crédible. Et surtout : aucun autre acteur institutionnel, pas même le Conseil de sécurité, ne produit cet effet. Dans un monde où la réputation internationale est devenue une variable stratégique, cette singularité vaut plus qu’une brigade.

IV. Le Non Expedit comme recours souverain

Une fois l’évidence empirique posée — le pouvoir papal existe, il est mesurable, il n’a pas d’équivalent — se pose la question des leviers concrets que peut mobiliser un pape qui refuse la sujétion sans déclarer la guerre. Le Non Expedit revient dans la discussion, non parce qu’il serait réactivé demain matin, mais parce que sa logique est intransposable par aucun autre acteur.

La bonne expression n’est ni « arme nucléaire » ni même « arme » tout court. Le terme plaque une imagination militaire sur un acteur qui agit par le langage. Le vocabulaire juste est celui du recours souverain. Le pape ne frappe pas ; il signifie qu’un seuil est franchi. Il n’annexe pas l’ordre politique ; il refuse de lui donner la couverture morale qu’il attend.

Ce recours se déploie concrètement selon cinq registres. Le premier est le discours ciblé : les données du CEPR établissent qu’une allocution nommant un pays sur un registre de paix réduit mesurablement la violence locale — technique disponible à dose hebdomadaire, quasi gratuite, indépendante de toute autorisation extérieure. Le deuxième est le déplacement symbolique : une visite consentie à Washington le 4 juillet 2026 serait devenue une image cadrée par l’administration hôte ; le détour par Lampedusa ne peut pas être neutralisé, parce que le cadrage est produit par celui qui se déplace et non par celui qui reçoit. Le troisième est le retrait de caution, logique du Non Expedit contemporaine : signifier publiquement qu’un acte politique n’est pas cohérent avec la doctrine de l’Église, sans sanction formelle. Ce retrait agit sur la conscience des pratiquants et ne peut être contré par une mesure d’État — on ne légifère pas contre une phrase magistérielle. Le quatrième est le silence stratégique : un pape qui choisit de ne pas parler d’un conflit, quand il parle d’autres conflits comparables, envoie un signal parfois plus fort qu’une parole, parce que le non-dit est plus difficile à instrumentaliser. Le cinquième, dans sa forme maximale, serait la qualification morale explicite : dire d’une politique qu’elle est incompatible avec la dignité de la personne, avec le bien commun, ou avec la doctrine sociale de l’Église — non pas contre un parti au sens du XIXe siècle, mais contre un acte politique déterminé.

La transposition contemporaine du mécanisme n’exige aucune réactivation juridique spectaculaire. Le lexique magistériel contient déjà toutes les formules nécessaires. Et le point aveugle, pour un stratège non catholique, est que cette puissance latente existe chez chaque pratiquant, qu’il vive à Manille, Kinshasa, Lyon ou Chicago. Elle ne dépend pas d’une chaîne de commandement, ne requiert pas de logistique, n’est pas bloquée par une frontière. C’est la raison pour laquelle elle rend le pape peu contrôlable par un État, fût-il celui dont le pape est par ailleurs ressortissant — Léon XIV est américain, c’est le ressort dramatique de l’affaire Colby, et c’est aussi ce qui la rend structurellement inopérante comme levier de pression nationale.

Il faut toutefois garder la mesure. Le catholicisme contemporain n’est ni homogène ni discipliné comme l’Italie de la seconde moitié du XIXe siècle. Les électorats catholiques sont fragmentés, la pratique religieuse inégale, et une consigne romaine n’aurait pas partout le même effet. La puissance du pape n’est donc pas un pouvoir de commandement uniforme. C’est une réserve de légitimité : elle pèse fortement là où l’identité catholique demeure dense, hiérarchisée et politiquement attentive ; elle pèse peu là où la réception ecclésiale est faible.

V. Ce que Washington n’a pas lu

La séquence ouverte en 2026 révèle moins la faiblesse de Rome que la difficulté des grandes puissances à lire correctement ce type d’autorité. Pour un appareil d’État, une parole qui n’est adossée ni à une sanction économique ni à une capacité militaire paraît secondaire. Pourtant, c’est précisément cette extériorité aux instruments classiques qui rend la parole pontificale difficile à neutraliser.

L’histoire des pouvoirs symboliques est remplie de précédents où la tentative de dégradation a produit un effet amplificateur. Un pape réduit au silence par la contrainte d’un État serait entendu davantage, précisément parce que la contrainte établirait la preuve de ce que la parole avait à dire. Le report de la visite du 4 juillet est déjà une forme de preuve exposée publiquement : le Pentagone a obtenu un gain tactique immédiat — la disparition d’une image gênante dans un agenda électoral — et consenti un coût stratégique majeur — la documentation publique d’un refus papal de sujétion.

Menacer directement le Saint-Siège revient à confirmer l’importance de ce qu’on voulait relativiser. Si la parole du pape était sans effet, nul n’aurait besoin de la contenir. La convocation d’un nonce, les pressions diplomatiques, les efforts de recadrage public montrent qu’un seuil de sensibilité a été franchi. En activant un précédent médiéval, la réplique du Pentagone a reconnu implicitement que la charge morale du discours du 9 janvier avait un poids réel, puisqu’elle justifiait une convocation formelle. Cette reconnaissance est déjà, en elle-même, une victoire du recours souverain.

Il reste à voir comment Léon XIV naviguera les mois qui viennent. Le choix de son nom renvoie à Rerum Novarum et à la relecture par Léon XIII du rapport entre marchés, travail et dignité humaine. La prochaine encyclique, dont le titre de travail annoncé est Magnifica Humanitas, sera lue à Washington avec la même attention que le discours de janvier16. Il serait une illusion d’optique de séparer la doctrine sociale du travail de la géopolitique. Une parole papale qui reformule la doctrine sociale à l’âge de l’intelligence artificielle engage aussi la grammaire des équilibres entre États, parce que la puissance américaine repose précisément sur la domination des plateformes et des capitaux qui déploient cette intelligence.

Dans un système international où le multilatéralisme est contesté, où les institutions de Bretton Woods peinent à produire de la désescalade et où les déclarations du Conseil de sécurité ne pacifient plus grand-chose — les données le confirment —, la capacité du pape à faire baisser mesurablement la violence dans des théâtres précis reste l’un des très rares leviers dont personne ne peut priver la communauté internationale.

Le pape n’a pas besoin d’une « option nucléaire ». Son recours souverain est plus ancien, plus discret et parfois plus redouté : la capacité de dire qu’un acte demeure possible en droit civil, mais cesse d’être convenable en conscience chrétienne. C’est peu pour un empire. C’est beaucoup pour un ordre international en manque de légitimité.


Sources


  1. Léon XIV, « Address of Pope Leo XIV to Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See », Vatican.va, 9 janvier 2026. ↩︎

  2. Jean-Benoît Poulle, « En évoquant la captivité du pape à Avignon, l’administration Trump annonce-t-elle une escalade vis-à-vis de l’Église catholique ? », Le Grand Continent, 10 avril 2026. ↩︎

  3. Christopher Hale, « The Pentagon Threatened Pope Leo XIV’s Ambassador With the Avignon Papacy », The Letters from Leo, 8 avril 2026 ; Mattia Ferraresi, « Why the Vatican and the White House Are on the Outs », The Free Press, 6 avril 2026. ↩︎

  4. Nick Mordowanec, « Pentagon, White House Push Back on Alleged Remarks Made to Pope, Vatican », Military.com, 9 avril 2026. ↩︎

  5. Dan Gooding, « JD Vance Reacts to Report US Official Issued Threat to Vatican Ambassador », Newsweek, 8 avril 2026. ↩︎

  6. Salle de presse du Saint-Siège, nomination de Mgr Gabriele Giordano Caccia, 7 mars 2026. ↩︎

  7. « Pope has no plans to travel to U.S. in 2026, Vatican says », USCCB / OSV News, 2026 ; Préfecture de la Maison pontificale, calendrier de la visite pastorale à Lampedusa, 4 juillet 2026. ↩︎

  8. Jean Favier, Philippe le Bel, Paris, Fayard, 1978 (rééd. 1998), en particulier les chapitres sur le conflit avec Boniface VIII et les bulles Clericis laicos (1296) et Unam Sanctam (1302). ↩︎

  9. Agostino Paravicini Bagliani, Boniface VIII. Un pape hérétique ?, Paris, Payot, 2003 ; Robert Fawtier, « L’attentat d’Anagni », Mélanges de l’École française de Rome, vol. 60 (1948), pp. 153-179. ↩︎

  10. Yves Renouard, La papauté à Avignon, Paris, PUF (Que sais-je ?), 1954, rééd. 2004 ; Bernard Guillemain, La cour pontificale d’Avignon, 1309-1376, Paris, De Boccard, 1962. ↩︎

  11. Marina N. Bakhmatova, « “Non expedit” in the Politics of the Roman Catholic Church from Pius IX to Benedict XV », Russian Journal of Church History 6, n° 1 (2025), pp. 23-38. ↩︎

  12. Nova Vulgata, I Corinthios 10, 23, Vatican.va. ↩︎

  13. Saretta Marotta, « The Agony of the non expedit », in Benedict XV: A Pope in the World of the ‘Useless Slaughter’ (1914-1918), Turnhout, Brepols, 2020, pp. 983-1001 ; Saretta Marotta, « L’evoluzione del dibattito sul non expedit all’interno della Curia romana tra il 1860 e il 1889 », Rivista di Storia della Chiesa in Italia, vol. 68, n° 1 (2014), pp. 95-164. ↩︎

  14. Léon XIV, « Address of the Holy Father to the College of Cardinals », Vatican.va, 10 mai 2025. ↩︎

  15. Mathieu Couttenier, Sophie Hatte, Lucile Laugerette et Tommaso Sonno, « Dear Brothers and Sisters: Pope’s Speeches and the Dynamics of Conflict in Africa », CEPR Discussion Paper n° 20108, 2025 ; CEP-LSE Discussion Paper n° 2094. ↩︎ ↩︎

  16. « Reports emerge on Pope Leo XIV’s first encyclical », The Catholic Herald, 2026. ↩︎