Résumé exécutif

Le 30 mars 2026, l’Iran a formalisé un système de péage sur le détroit d’Ormuz, taxant le transit maritime entre 1 et 2 millions de dollars par pétrolier, payables en yuans ou en crypto-monnaies. Ce mécanisme viole le principe de libre transit consacré par la CNUDM et constitue le premier régime maritime parallèle imposé sur un détroit international depuis 1982.

Le protocole Iran-Oman du 3 avril transforme un droit de passage en permission conditionnelle. Le veto sino-russe au Conseil de sécurité offre une couverture diplomatique à ce fait accompli. Le revenu potentiel annualisé — 7 à 10 milliards de dollars — est comparable au budget militaire iranien pré-conflit, mais le trafic réel reste à 10 % de sa capacité pré-crise (une dizaine de navires par jour contre 51 auparavant).

Les dégâts collatéraux sont structurels : 17 % de la capacité GNL du Qatar détruite (réparations estimées à 3-5 ans), 2 000 navires piégés, 20 000 marins bloqués. Les négociations d’Islamabad présentent un chevauchement quasi nul entre les demandes iraniennes et américaines.

Trois scénarios se dessinent pour le G7 d’Évian : normalisation par l’usure (le plus probable), accord humanitaire type mer Noire, ou escalade et rupture. La France devrait proposer une non-reconnaissance active du péage, une mission d’évaluation G7-OMI des infrastructures endommagées, et une initiative de transit humanitaire avec Oman comme pivot de médiation.


1. Pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant

1. Le 30 mars 2026, l’Iran a formalisé ce que les armateurs subissaient depuis trois semaines : un système de péage pour le transit du détroit d’Ormuz, avec des tarifs allant jusqu’à 2 millions de dollars par navire, payables en yuans ou en cryptomonnaies1. Ce péage n’est pas un droit de passage au sens du droit maritime international — c’est une taxe de facto imposée par un acteur étatique sur un détroit international, en violation du principe de libre transit consacré par la CNUDM. Son existence transforme la crise d’Ormuz : celle-ci n’est plus seulement un blocus militaire temporaire lié au conflit irano-américain, mais le laboratoire d’un régime maritime alternatif qui, s’il se pérennise, remettra en cause l’architecture de la liberté de navigation telle qu’elle existe depuis 1982.

2. L’enjeu dépasse largement le détroit. Si un État peut imposer un péage sur un détroit international, conditionner le passage à un système de paiement hors SWIFT, et discriminer les navires selon la nationalité de leur pavillon, alors le droit de la mer cesse de fonctionner comme cadre universel et devient un menu à la carte. Le protocole Iran-Oman signé le 3 avril 2026 à Mascate est le premier acte constitutif de ce régime parallèle2. La Chine et la Russie, en opposant leur veto au Conseil de sécurité des Nations Unies contre une mission maritime internationale, lui offrent une couverture diplomatique3.

3. Cette note analyse le mécanisme du péage, sa dimension juridique, ses implications pour la sécurité énergétique mondiale, et les scénarios d’évolution pour le G7 et la France.


2. Anatomie du péage : tarifs, paiements et discrimination

4. Le système de péage iranien repose sur une architecture à cinq niveaux, classant les pavillons selon leur relation politique avec Téhéran4. Au sommet, les « nations amies » — Chine, Russie, Inde, Pakistan, Oman, certains pays d’Asie centrale — bénéficient de tarifs réduits et d’un accès prioritaire. À la base, les pavillons « hostiles » — États-Unis, Israël, Royaume-Uni — se voient purement et simplement refuser le transit. Entre les deux, les pavillons neutres — la plupart des pays européens, le Japon, la Corée du Sud, les monarchies du Golfe — sont soumis à un barème qui varie selon la cargaison et la taille du navire.

5. Pour un VLCC (Very Large Crude Carrier) pleinement chargé transportant environ deux millions de barils, le tarif de base est d’environ 0,50 à 1 dollar par baril, soit un péage de 1 à 2 millions de dollars par passage5. Le revenu potentiel du péage est estimé entre 600 et 800 millions de dollars par mois toutes catégories incluses, soit un flux annualisé de 7 à 10 milliards de dollars — comparable au budget militaire iranien pré-conflit6.

6. Mais le volume réel est infiniment plus faible que le potentiel théorique. Au premier jour du cessez-le-feu, le 8 avril 2026, seuls quatre navires ont traversé le détroit7. Le trafic est passé de 51 navires par jour en moyenne pré-crise à environ 3 navires par jour lors de la période de quasi-blocage, avant de remonter péniblement à une dizaine par jour en mai8. Le péage fonctionne donc autant comme un mécanisme de rationnement que comme un instrument fiscal : en imposant un coût élevé et une procédure d’autorisation préalable, Téhéran contrôle le débit du détroit et décide qui passe et quand.

7. La dimension monétaire du péage est aussi importante que sa dimension fiscale. L’Iran accepte trois formes de paiement : le yuan chinois, transféré via le CIPS par l’intermédiaire de la Kunlun Bank ; le bitcoin ; et les stablecoins, notamment le Tether (USDT)9. Ce triptyque yuan-bitcoin-stablecoins permet aux armateurs de payer sans transiter par SWIFT, évitant ainsi la juridiction des sanctions américaines. Le yuan via CIPS permet aux grands armateurs asiatiques de s’acquitter du péage hors du système bancaire occidental. Le bitcoin et les stablecoins offrent une piste supplémentaire pour les armateurs qui ne disposent pas de comptes en yuans. Chainalysis note que l’Iran a une pratique documentée de l’utilisation des stablecoins pour les ventes de pétrole, le financement d’armes et le contournement des sanctions à grande échelle10. Le péage d’Ormuz industrialise cette pratique.

8. Payer le péage constitue potentiellement une violation des sanctions américaines contre l’Iran, passible de pénalités sévères ; ne pas payer signifie ne pas transiter ; contourner le détroit ajoute 10 à 15 jours de transit et 500 000 à 800 000 dollars de coûts supplémentaires par voyage11. C’est un piège à sanctions délibérément conçu.


3. Le protocole Iran-Oman : naissance d’un régime maritime alternatif

9. Le 3 avril 2026, l’Iran et Oman ont signé à Mascate le « Protocole de Mascate », créant un centre de coordination conjoint pour la surveillance du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et la « sécurité de la navigation »12. Ce protocole institue un « Green Channel » — un corridor de transit géré conjointement par la marine des Gardiens de la Révolution (IRGCN) et la Marine royale d’Oman, avec coordination préalable obligatoire pour tout navire13.

10. Le protocole Iran-Oman transforme un droit en permission : le transit n’est plus libre, il est conditionné à une coordination préalable et à l’obtention d’un « permis de navigation » délivré par le centre conjoint. Sous le régime de la CNUDM, le passage en transit à travers un détroit international est un droit — il ne requiert ni autorisation préalable, ni coordination avec les États riverains, ni paiement de frais. Les articles 38 et 44 de la Convention stipulent explicitement que les États bordant un détroit « ne peuvent pas suspendre, bloquer ou entraver le droit de passage en transit »14.

11. L’Iran soutient que ce régime est juridiquement défendable pour deux raisons. Premièrement, Téhéran a signé la CNUDM en 1982 mais ne l’a jamais ratifiée, précisément en raison de son objection au régime de passage en transit15. L’Iran se considère comme un « objecteur persistant » à cette disposition, arguant que même la coutume internationale ne lui est pas opposable sur ce point. Deuxièmement, l’Iran invoque les circonstances exceptionnelles du conflit — la présence de mines, les risques sécuritaires, la nécessité de coordonner les passages pour éviter les incidents — comme justification temporaire d’un régime de contrôle.

12. Cette argumentation est rejetée par la quasi-totalité des spécialistes du droit de la mer16. Chatham House, dans une analyse d’avril 2026, souligne que même les objecteurs persistants ne peuvent pas imposer un régime discriminatoire qui conditionne l’accès à un détroit international au paiement d’un tarif différencié selon la nationalité du pavillon17. L’Eno Center for Transportation note que la taxation du passage est explicitement interdite par l’article 26 de la CNUDM et que le régime iranien constitue un précédent « potentiellement catastrophique » pour la liberté de navigation mondiale18.

13. Tant que la Chine et la Russie protègent l’Iran au Conseil de sécurité et que les États-Unis ne sont pas en mesure de rouvrir le détroit par la force sans relancer le conflit, le péage et le protocole existent de facto — et chaque semaine d’existence de facto renforce la prétention de jure. Le droit international fonctionne par rapport de forces autant que par raisonnement juridique.


4. Les dégâts collatéraux : GNL, navires piégés et crise humanitaire

14. Le péage d’Ormuz ne peut pas être analysé isolément de la crise physique qu’il accompagne. Les dégâts matériels de la guerre dans la zone du Golfe sont considérables et leurs effets se mesureront en années, pas en mois.

15. Les frappes iraniennes du 18 mars 2026 ont endommagé deux des quatorze trains de liquéfaction du Qatar et une installation de Gas-to-Liquids, retirant 12,8 millions de tonnes par an de GNL du marché — soit 17 % de la capacité qatarie19. QatarEnergy a déclaré la force majeure sur certains contrats le 24 mars20. Le PDG de QatarEnergy a estimé les réparations à trois à cinq ans, avec une perte de revenus annuels de l’ordre de 20 milliards de dollars21. Cette capacité détruite ne sera pas remplacée à court terme : les projets d’expansion du Qatar (North Field East et North Field South) ne compensent pas la perte sur la trajectoire prévue.

16. Pour l’Europe, qui dépend du GNL importé pour environ 35 % de son approvisionnement en gaz depuis le sevrage du gaz russe par gazoduc, la destruction de Ras Laffan est un choc structurel de long terme. Les prix spot TTF ont bondi de 60 % depuis le début du conflit, renchérissant la facture énergétique européenne dans un contexte où l’industrie peine déjà à absorber la hausse des coûts de l’énergie post-202222.

17. Au 21 avril 2026, l’OMI estimait à environ 2 000 le nombre de navires bloqués dans le Golfe persique, dont 230 pétroliers chargés, et à 20 000 le nombre de marins bloqués en mer23. Les Nations Unies ont qualifié la situation de « crise sans précédent » pour les gens de mer24. Six navires de croisière ont profité d’une brève fenêtre autour du 18 avril pour s’extraire du Golfe, mais le trafic commercial reste quasi interrompu25. Le PDG d’Aramco a estimé que le marché pétrolier ne retrouverait pas sa normalité avant 2027 si le détroit restait bloqué au-delà de mi-juin26.

18. Le nombre de 715 navires piégés, initialement avancé début avril, a été révisé à la hausse — environ 800 navires selon Bloomberg au 8 avril, et plus de 2 000 selon l’OMI au 21 avril en comptant l’ensemble des catégories de bâtiments27. Parmi eux, 187 pétroliers transportant environ 172 millions de barils de brut — l’équivalent de près de deux jours de consommation mondiale — constituent un risque environnemental majeur en cas d’incident.


5. Le piège de Shubik : pourquoi ni Washington ni Téhéran ne peut reculer

19. La dynamique d’escalade dans le détroit d’Ormuz illustre une « enchère au dollar » — un modèle où le coût d’abandon dépasse toujours le coût de la surenchère suivante28. L’analyse a été appliquée au conflit irano-américain dans plusieurs publications stratégiques, notamment dans Bloomberg et Foreign Affairs29.

20. Pour l’Iran, le péage d’Ormuz est un instrument de survie économique. Soumis à des sanctions maximales, privé de ses installations nucléaires, ayant subi des pertes militaires massives, Téhéran n’a pas de monnaie d’échange dans les négociations avec Washington hormis le contrôle du détroit. Abandonner le péage sans contrepartie significative — levée partielle des sanctions, garanties de sécurité, compensation pour les destructions — équivaudrait à une capitulation. Le coût de la concession est supérieur au coût du maintien du péage.

21. Pour les États-Unis, l’objectif déclaré du blocus naval annoncé le 13 avril 2026 est d’empêcher l’Iran de tirer profit des péages et de rétablir la liberté de navigation30. La capacité opérationnelle de la marine américaine à rouvrir un détroit miné, dans un contexte où le Corps des gardiens de la révolution est décentralisé et où des factions agissent de manière autonome pendant la trêve, est limitée sans escalade. La trêve elle-même est qualifiée par les analystes de « trêve sous tension » : les violations sont quotidiennes, les factions IRGC locales ne sont pas toutes alignées sur les décisions du commandement central, et le risque d’incident capable de relancer les hostilités est permanent.

22. Les négociations d’Islamabad présentent un chevauchement quasi nul entre les dix points iraniens et les quinze points américains31. L’Iran exige la levée des sanctions, la reconstruction des sites détruits et des compensations financières. Les États-Unis exigent le démantèlement complet du programme nucléaire, la fin du soutien aux milices régionales et le déminage du détroit. Aucun accord-cadre n’est en vue.


6. Scénarios et recommandations pour le G7

23. Trois trajectoires se dessinent à l’horizon du sommet d’Évian.

24. Scénario 1 : la normalisation par l’usure — le péage persiste, le trafic reprend lentement à 30-40 % de sa capacité pré-crise, et le protocole Iran-Oman se stabilise comme un fait accompli toléré. C’est le scénario le plus probable à court terme. Les armateurs intègrent le coût du péage dans leurs tarifs de fret. Il produit une inflation permanente des coûts de transport maritime et crée un précédent que d’autres États riverains de détroits — l’Indonésie à Malacca, l’Égypte à Suez, le Danemark dans les Belts danois — pourraient être tentés de suivre.

25. Scénario 2 : l’accord « mer Noire 2022 » — un accord ad hoc garantit le transit des navires transportant nourriture, engrais et GNL sous supervision multilatérale32. Sur le modèle de l’Initiative céréalière de la mer Noire, ce scénario suppose une médiation acceptée par les deux parties (Oman, Turquie ou Inde comme médiateurs potentiels), un mécanisme de vérification, et la suspension — non l’abandon — du péage pour les cargaisons humanitaires. Il ne résout pas le problème de fond mais réduit la pression sur les marchés alimentaires et énergétiques.

26. Scénario 3 : l’escalade et la rupture — un incident majeur relance les hostilités, le Brent dépasse 140 dollars, l’économie mondiale entre en récession. Ce scénario n’est pas le plus probable, mais sa probabilité est non négligeable — et ses conséquences sont asymétriquement destructrices.

27. Recommandations pour la France et le G7. Son expérience au CAPS du Quai d’Orsay a forgé la conviction que les crises maritimes sont des révélateurs de l’ordre international plus que des accidents géographiques. Trois actions se dégagent pour Évian.

28. Premièrement, la France devrait proposer un cadre G7 de « non-reconnaissance active » du péage d’Ormuz et du protocole Iran-Oman, sur le modèle de la non-reconnaissance de l’annexion de la Crimée. Refus de reconnaître le régime juridiquement, tout en maintenant des canaux de communication opérationnels pour le transit des navires. Cette posture permet de ne pas créer de précédent tout en préservant la marge de manœuvre nécessaire aux armateurs.

29. Deuxièmement, le communiqué d’Évian devrait mandater une mission d’évaluation conjointe G7-OMI sur les dommages aux infrastructures de GNL dans le Golfe, préparant le terrain pour un mécanisme de financement international de la reconstruction de Ras Laffan — qui bénéficiera à l’Europe au moins autant qu’au Qatar.

30. Troisièmement, la France devrait porter une initiative diplomatique pour un accord de transit humanitaire à Ormuz, ciblé sur les cargaisons alimentaires et les engrais, en s’appuyant sur le précédent de l’Initiative céréalière de la mer Noire. Oman, partenaire du protocole avec l’Iran et interlocuteur de confiance des Occidentaux, est le pivot naturel de cette médiation.


Conclusion

31. Le péage d’Ormuz est l’acte fondateur d’un régime maritime parallèle qui défie le cadre juridique universel construit depuis la CNUDM de 1982. Si ce régime se pérennise — par la normalisation progressive, par l’absence de réponse juridique collective, par le précédent que crée chaque navire qui paie — le système de liberté de navigation qui sous-tend le commerce mondial sera altéré de manière structurelle.

32. L’Iran exploite une asymétrie fondamentale : le coût de la confrontation militaire pour rouvrir le détroit est supérieur, à court terme, au coût de la tolérance du péage. C’est la logique de l’enchère au dollar : le prix de la surenchère est toujours légèrement inférieur au prix de l’abandon, jusqu’à ce que les deux parties aient dépensé bien plus que la valeur de l’enjeu initial. La seule sortie de ce piège est un accord qui offre aux deux parties une désescalade crédible. À défaut, le péage d’Ormuz deviendra un fait permanent du paysage maritime mondial — et un modèle pour d’autres États riverains de détroits stratégiques.



  1. Fortune, « Iran is demanding tankers in the Strait of Hormuz pay tolls in crypto: What we know so far », 10 avril 2026 ; The Hill, « Iran says ships passing through Strait of Hormuz must pay with crypto », avril 2026. ↩︎

  2. CNBC, « Iran and Oman drafting protocol to ‘monitor’ Hormuz Strait traffic: IRNA », 2 avril 2026 ; Tasnim News Agency, « Iran, Oman to Formulate Protocol for Safe Navigation in Hormuz Strait », 2 avril 2026. ↩︎

  3. Reuters, Conseil de sécurité des Nations Unies, veto Chine-Russie contre la résolution pour une mission maritime internationale dans le Golfe, mars 2026. ↩︎

  4. TRT World, « Who controls the Strait of Hormuz? Iran’s toll plan could reshape global maritime order », avril 2026. ↩︎

  5. Phemex, « Iran Charging Bitcoin Tolls at Strait of Hormuz », avril 2026. Tarif de base : ~0,50-1 dollar/baril, soit ~2 millions de dollars par VLCC. ↩︎

  6. Ibid. Revenu potentiel estimé : 20 millions de dollars/jour (pétroliers), 600-800 millions de dollars/mois (toutes catégories). ↩︎

  7. PBS News, « U.S. says 2 merchant ships have crossed the Strait of Hormuz as Navy helps to restore shipping traffic », avril 2026. ↩︎

  8. Wikipedia, « 2026 Strait of Hormuz crisis ». Trafic : 51 navires/jour (pré-crise) à ~3 navires/jour (pic du blocage). ↩︎

  9. Bloomberg, « Strait of Hormuz: Ships Paying Iran Yuan and Crypto Tolls For Safe Passage », 1er avril 2026. ↩︎

  10. Chainalysis, « Iran’s Strait of Hormuz Crypto Toll », avril 2026. ↩︎

  11. CoinDesk, « Iran’s crypto tanker tolls are the latest step in its sanctions-busting trade network », 9 avril 2026. ↩︎

  12. Al Jazeera, « What is Iran’s Strait of Hormuz protocol and will other nations accept it? », 9 avril 2026. ↩︎

  13. Maritime News, « Iran-Oman Protocol Stabilises Hormuz Traffic Amidst Route Adjustments ». Green Channel : IRGCN + Royal Navy of Oman. ↩︎

  14. CNUDM, articles 38 et 44. Passage en transit : droit non susceptible de suspension par les États riverains. ↩︎

  15. Pennington’s Law, « The Hormuz crisis — are the Iran and US blockades illegal? », 2026 ; Opinio Juris, « The Closure of the Strait of Hormuz by Iran: Considerations over the Law of the Sea and Law of Naval Warfare », 6 mai 2026. Iran : signataire non-ratifiant, objecteur persistant au passage en transit. ↩︎

  16. Gulf News, « Iran’s Hormuz Tolls Defy Maritime Law, Threaten Global Oil Trade and Shipping Security », 2026. ↩︎

  17. Chatham House, « The Strait of Hormuz, shipping, and law », avril 2026. ↩︎

  18. Eno Center for Transportation, « The Legal Question of Tolling Hormuz », 2026. ↩︎

  19. CNBC, « Iran attack wipes out 17% of Qatar’s LNG capacity for up to five years, QatarEnergy CEO says », 19 mars 2026. ↩︎

  20. Al Jazeera, « QatarEnergy declares force majeure on some LNG contracts due to Iran war », 24 mars 2026. ↩︎

  21. CNBC, ibid. Pertes annuelles estimées : ~20 milliards de dollars. Réparations : 3 à 5 ans. ↩︎

  22. Al Jazeera, « Gas prices soar as QatarEnergy halts LNG production after Iran attacks », 2 mars 2026. ↩︎

  23. NPR, « 20,000 civilian sailors are stuck in the gulf that opens to the Strait of Hormuz », 30 avril 2026. OMI : ~2 000 navires, 20 000 marins. ↩︎

  24. CNN, « UN warns of ‘unprecedented’ crisis for seafarers in Persian Gulf as war strands crews at sea », 5 mai 2026. ↩︎

  25. Wikipedia, « 2026 Strait of Hormuz crisis ». Six navires de croisière sortis le ~18 avril. ↩︎

  26. Estimations analystes relayées par Bloomberg : normalisation du marché pétrolier en 2027 si blocage au-delà de mi-juin. ↩︎

  27. Bloomberg, « Shipowners Eye Hormuz Truce With 800 Vessels Still Trapped », 8 avril 2026. OMI, estimation au 21 avril : ~2 000 navires. ↩︎

  28. Shubik, M., « The Dollar Auction Game: A Paradox in Noncooperative Behavior and Escalation », Journal of Conflict Resolution, 15(1), 1971. ↩︎

  29. Bloomberg Opinion, « Iran War: The Game Theory Is Pointing to More Escalation », 16 mars 2026 ; Foreign Affairs, « Why the Cease-Fire With Iran Will Hold », 2026. ↩︎

  30. CNBC, « Oil prices fall after U.S. says Iran ceasefire remains in place despite UAE attacks », 5 mai 2026. ↩︎

  31. Al Jazeera, « Seafarers trapped in limbo as US and Iran clash in Strait of Hormuz », 8 mai 2026. Négociations Islamabad : 10 points Iran, 15 points US, chevauchement quasi nul. ↩︎

  32. Proposition ICG d’un accord type « mer Noire 2022 » pour le transit alimentaire et énergétique via Ormuz, relayée dans les discussions des Spring Meetings 2026. ↩︎