Rapport de référence — Cadre orienté-mission, présidence française du G7 2026.

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L’essentiel

L’Afrique n’a pas seulement besoin de routes : elle a besoin d’une mission continentale capable de transformer les corridors en biens communs d’intégration. Moderniser le réseau existant pour améliorer l’accès au marché produit des gains très supérieurs à la seule extension de kilomètres neufs ; mais ces gains ne se matérialisent que si la maintenance, la préparation bancaire et la résilience sont gouvernées ensemble, pas projet par projet.

Le rapport propose le mécanisme : des Roads Compacts, une gouvernance par jalons, une tranche PGII décaissable et une scorecard qui oblige les banques de développement à passer des annonces aux décaissements — actuel, requis, écart, échéance, seuil de réussite. Le corridor de Lobito sert de précédent réel d’une coalition coordonnée ; ROADS propose de généraliser ce type de mécanisme au service de l’intégration continentale et de la ZLECAf.

Ce que dit — et ne dit pas — l’analyse

L’analyse empirique du rapport est strictement descriptive : elle cartographie où se concentre l’exposition géopolitique du commerce continental — sur les corridors à dominante extractive, les flux les plus lourds et les moins substituables en cas de choc. C’est un outil de priorisation de la résilience, non une estimation causale d’une « protection » par les infrastructures, qui n’est pas identifiée par les données disponibles et dont aucune recommandation ne dépend.

Les montants évoqués, à l’exception de Lobito, sont présentés comme des repères d’engagement à confirmer, non comme des annonces acquises.

Trois leviers

La contribution française

À l’approche d’Évian, la présidence française peut porter ce cadre comme une réponse concrète à l’engagement de partenariat : non pas une addition de projets ni un label, mais une coalition de corridors vérifiable, ancrée dans une architecture déjà sur la table et jugée à ses décaissements.