L’administration Trump II ne crée pas trois crises séparées. Elle active simultanément les canaux d’une crise financière, d’une crise migratoire et d’une crise énergétique dont la convergence vers un nœud causal commun — la weaponisation de l’interdépendance économique par la première puissance mondiale — transforme la nature du risque international.
L’opération Epic Fury produit un paradoxe stratégique que le G7 n’a pas encore nommé. La crise que Washington a déclenchée pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire génère un choc pétrolier qui accroît les revenus d’exportation russes de 0,8 à 9 milliards de dollars selon la durée de la fermeture d’Ormuz — prolongeant la guerre en Ukraine que les États-Unis prétendent vouloir terminer.
La fermeture du détroit d’Ormuz (5 mars 2026) a provoqué un choc pétrolier immédiat : Brent à 127 dollars (+51 % en 48 heures), quelque 150 navires bloqués (estimations Lloyd’s), 21 % du commerce mondial de pétrole interrompu. Cette note analyse les restructurations durables que la crise révèle.