L’administration Trump II ne crée pas trois crises séparées. Elle active simultanément les canaux d’une crise financière, d’une crise migratoire et d’une crise énergétique dont la convergence vers un nœud causal commun — la weaponisation de l’interdépendance économique par la première puissance mondiale — transforme la nature du risque international.
La France a pris la présidence du G7 le 1er janvier 2026, avec pour point culminant le sommet des chefs d’État et de gouvernement à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin. Le choix d’Évian est symbolique : la ville avait déjà accueilli le G8 en 2003 sous la présidence de Jacques Chirac, année où la France s’était distinguée par son refus de la guerre en Irak.
Le sommet du G7 d’Évian (15-17 juin 2026) se prépare dans un contexte de compétition budgétaire sans précédent entre trois agendas majeurs de l’Occident : la reconstruction de l’Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans selon la RDNA3 de la Banque mondiale), le réarmement européen (800 milliards d’euros à l’horizon 2030 dans le cadre de ReArm Europe/Readiness 2030), et les partenariats de…
La présidence française du G7 repose sur trois piliers affichés par Barrot à Munich (14 février 2026) : sécurité euro-atlantique et Ukraine, partenariats et développement, réduction des déséquilibres mondiaux. Derrière ces formules, trois agendas budgétaires massifs se disputent les mêmes enveloppes : la reconstruction de l’Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans, RDNA3 Banque mondiale,…