Le 23 mars 2026, Pan Gongsheng, gouverneur de la Banque populaire de Chine, prend la parole au China Development Forum : « les principaux pays déficitaires sont les mêmes qu’il y a quarante ans en raison des failles inhérentes du système monétaire international.
L’administration Trump II ne crée pas trois crises séparées. Elle active simultanément les canaux d’une crise financière, d’une crise migratoire et d’une crise énergétique dont la convergence vers un nœud causal commun — la weaponisation de l’interdépendance économique par la première puissance mondiale — transforme la nature du risque international.
Le sommet Trump-Xi de Pékin (31 mars – 2 avril) intervient dans un contexte de pression commerciale sans précédent depuis les années 1930, quatre jours après un G7 ministériel dont le communiqué sera lu à Pékin comme une tentative de cadrage occidental.
La mi-mars 2026 a vu émerger sur la plateforme X un échange intellectuel inhabituel entre deux figures majeures de l’économie internationale. Gita Gopinath, première directrice générale adjointe du Fonds monétaire international, a qualifié de « terribly flawed view » l’idée selon laquelle le statut de monnaie de réserve du dollar serait responsable des déficits commerciaux américains.
L’arrêt de la Cour suprême Learning Resources v. Trump (20 février 2026) a invalidé l’utilisation de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer des tarifs commerciaux, jugeant que le déficit commercial ne constituait pas une « urgence nationale » au sens du statut.