Le 23 mars 2026, Pan Gongsheng, gouverneur de la Banque populaire de Chine, prend la parole au China Development Forum : « les principaux pays déficitaires sont les mêmes qu’il y a quarante ans en raison des failles inhérentes du système monétaire international.
L’administration Trump II ne crée pas trois crises séparées. Elle active simultanément les canaux d’une crise financière de type 2008, d’une crise migratoire de type 2015 et d’une crise énergétique de type 2022, avec cette différence décisive que les trois canaux convergent vers un noeud causal commun : la weaponisation de l’interdépendance économique par la première puissance mondiale.
L’administration Trump II active simultanément trois canaux de crise — financier, commercial, énergétique — dont la convergence vers un noeud causal commun engendre des dynamiques non linéaires. Le passage du scénario central (croissance mondiale à 2,3 %) au scénario d’embrasement (0,9 %) ne s’opère pas par dégradation graduelle mais par effet de seuil dès que trois boucles de rétroaction…
Quatre décennies de programmes de développement, des centaines de milliards d’APD déboursées, des réformes institutionnelles successives — et pourtant, à chaque choc systémique (1997, 2008, 2014, 2020), les mêmes pays s’effondrent, les mêmes mécanismes d’urgence sont activés, les mêmes promesses sont formulées. Le bilan structurel est sévère.
La première réunion ministérielle des Affaires étrangères du G7 sous présidence française, tenue les 26 et 27 mars 2026 à l’abbaye de Vaux-de-Cernay, a révélé une reconfiguration significative des rapports de force au sein du club. L’échec du secrétaire d’État Rubio à obtenir un soutien allié explicite pour la campagne contre l’Iran, conjugué à la déclaration allemande selon laquelle « ce n’est…
L’administration Trump II ne crée pas trois crises séparées. Elle active simultanément les canaux d’une crise financière, d’une crise migratoire et d’une crise énergétique dont la convergence vers un nœud causal commun — la weaponisation de l’interdépendance économique par la première puissance mondiale — transforme la nature du risque international.
L’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei le 28 février 2026 a ouvert la séquence la plus conséquente pour la sécurité internationale depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Les frappes américaines et israéliennes constituent la première campagne militaire directe contre l’Iran depuis la guerre Iran-Irak.
Le sommet Trump-Xi de Pékin (31 mars – 2 avril) intervient dans un contexte de pression commerciale sans précédent depuis les années 1930, quatre jours après un G7 ministériel dont le communiqué sera lu à Pékin comme une tentative de cadrage occidental.
La mi-mars 2026 a vu émerger sur la plateforme X un échange intellectuel inhabituel entre deux figures majeures de l’économie internationale. Gita Gopinath, première directrice générale adjointe du Fonds monétaire international, a qualifié de « terribly flawed view » l’idée selon laquelle le statut de monnaie de réserve du dollar serait responsable des déficits commerciaux américains.
Ce document propose une analyse du réarmement européen, du mécanisme SAFE, des options nucléaires françaises et des positions possibles pour le sommet d’Évian. Il est conçu pour une lecture de quinze minutes.
L’aide publique au développement des pays du CAD a diminué de 7,1 % en termes réels en 2024, s’établissant à 212,1 milliards de dollars, soit 0,33 % du RNB combiné. Le recul est sévère. Les projections de l’OCDE pour 2025 anticipent une contraction supplémentaire de 9 à 17 %, qui constituerait le recul le plus grave depuis les coupes des années 1990.
En septembre 2024, cette note identifiait trois conditions minimales pour une réforme ambitieuse de l’architecture financière internationale : un Nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) opérationnel, des contributions déterminées au niveau national (CDN) adossées à des plans de financement, et une Feuille de route du G20 assortie de mécanismes de redevabilité.
La fermeture partielle du détroit d’Ormuz, consécutive aux frappes américano-israéliennes sur l’Iran lancées le 28 février 2026, a provoqué le choc pétrolier le plus brutal depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Le Brent, qui oscillait autour de 86 dollars le baril en janvier, a franchi la barre des 126 dollars à son pic de mars avant de se stabiliser autour de 112 dollars fin mars, tandis que le…
La France a pris la présidence du G7 le 1er janvier 2026, avec pour point culminant le sommet des chefs d’État et de gouvernement à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin. Le choix d’Évian est symbolique : la ville avait déjà accueilli le G8 en 2003 sous la présidence de Jacques Chirac, année où la France s’était distinguée par son refus de la guerre en Irak.
Depuis la publication de notre analyse sur les défaillances structurelles des Just Energy Transition Partnerships en juin 2024, le diagnostic n’a fait que se confirmer — et les conditions géopolitiques se sont considérablement durcies. Cette note actualise l’évaluation initiale à la lumière de trois développements majeurs : le retrait annoncé des États-Unis de l’Accord de Paris sous…
L’opération Epic Fury produit un paradoxe stratégique que le G7 n’a pas encore nommé. La crise que Washington a déclenchée pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire génère un choc pétrolier qui accroît les revenus d’exportation russes de 0,8 à 9 milliards de dollars selon la durée de la fermeture d’Ormuz — prolongeant la guerre en Ukraine que les États-Unis prétendent vouloir terminer.
La fermeture du détroit d’Ormuz (5 mars 2026) a provoqué un choc pétrolier immédiat : Brent à 127 dollars (+51 % en 48 heures), quelque 150 navires bloqués (estimations Lloyd’s), 21 % du commerce mondial de pétrole interrompu. Cette note analyse les restructurations durables que la crise révèle.
Le sommet du G7 d’Évian (15-17 juin 2026) se prépare dans un contexte de compétition budgétaire sans précédent entre trois agendas majeurs de l’Occident : la reconstruction de l’Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans selon la RDNA3 de la Banque mondiale), le réarmement européen (800 milliards d’euros à l’horizon 2030 dans le cadre de ReArm Europe/Readiness 2030), et les partenariats de…
La présidence française du G7 repose sur trois piliers affichés par Barrot à Munich (14 février 2026) : sécurité euro-atlantique et Ukraine, partenariats et développement, réduction des déséquilibres mondiaux. Derrière ces formules, trois agendas budgétaires massifs se disputent les mêmes enveloppes : la reconstruction de l’Ukraine (486 milliards de dollars sur dix ans, RDNA3 Banque mondiale,…
L’arrêt de la Cour suprême Learning Resources v. Trump (20 février 2026) a invalidé l’utilisation de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer des tarifs commerciaux, jugeant que le déficit commercial ne constituait pas une « urgence nationale » au sens du statut.