La première réunion ministérielle des Affaires étrangères du G7 sous présidence française, tenue les 26 et 27 mars 2026 à l’abbaye de Vaux-de-Cernay, a révélé une reconfiguration significative des rapports de force au sein du club. L’échec du secrétaire d’État Rubio à obtenir un soutien allié explicite pour la campagne contre l’Iran, conjugué à la déclaration allemande selon laquelle « ce n’est…
L’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei le 28 février 2026 a ouvert la séquence la plus conséquente pour la sécurité internationale depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Les frappes américaines et israéliennes constituent la première campagne militaire directe contre l’Iran depuis la guerre Iran-Irak.
L’opération Epic Fury produit un paradoxe stratégique que le G7 n’a pas encore nommé. La crise que Washington a déclenchée pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire génère un choc pétrolier qui accroît les revenus d’exportation russes de 0,8 à 9 milliards de dollars selon la durée de la fermeture d’Ormuz — prolongeant la guerre en Ukraine que les États-Unis prétendent vouloir terminer.
Depuis la publication de cette note en novembre 2024, le régime de sanctions contre l’Iran a connu une escalade sans précédent. La crise de mars 2026 — tensions dans le détroit d’Ormuz, menaces iraniennes sur les flux pétroliers, renforcement des sanctions américaines et européennes — a mis en lumière les contradictions structurelles que l’analyse initiale identifiait.
Les sanctions économiques sont devenues l’instrument privilégié de la politique étrangère occidentale. Depuis 2001, le nombre de programmes de sanctions actifs administrés par l’OFAC américain a plus que doublé. L’Union européenne a élargi son propre arsenal, passant de quelques régimes ciblés à plus de quarante cadres restrictifs en vigueur.