En septembre 2024, une note précédente argumentait que la coordination des pays emprunteurs constituait un bien public mondial sous-produit — qu’elle bénéficiait à la stabilité financière globale, pas seulement aux pays endettés. L’argument était structurel. Dix-huit mois plus tard, il a trouvé un début de traduction institutionnelle — mais dans un contexte devenu considérablement plus hostile.
La discussion sur la réforme de l’architecture internationale de la dette souveraine tourne, depuis une décennie, autour d’un seul axe : la coordination des créanciers. Comment inciter les détenteurs d’obligations a participer aux restructurations ? Comment intégrer la Chine dans un cadre multilatéral cohérent ? Comment articuler le Club de Paris, le Club de Londres et les nouveaux acteurs privés…